La Possession : L'opposant J-Y Morel cible Roland Robert, sa censure et son DGS

"Il est un peu tard pour vous souhaiter la bonne année", commence Jean-Yves Morel pour le groupe d'opposition "La Possession Avenir". Non, s'il a convoqué la presse ce jeudi après-midi, c'est pour se rappeler au bon souvenir de la majorité municipale. Il faudra compter sur lui en 2012. Et puisqu'il n'est jamais trop tard, il sort du placard des faits de pression dont certains opposants ont été l'objet de la part du maire Roland Robert, raconte-t-il.
Les premiers éléments à charge contre la mairie concernent le sort d'Alain Albany et de Françoise Sadon. L'histoire est quasiment similaire pour les deux protagonistes.
"Juste après les municipales de 2008, le maire et son DGS ont convoqué en mairie Alain Albany, candidat de notre liste et décidé de façon dictatoriale de le faire démissionner de la présidence du "FC Halte Là" sous peine de ne pas voter la subvention municipale de 40.000 euros dont bénéficiait son club depuis des années".
Des doutes sur la politique de ventilation des subventions associatives
Idem pour Françoise Sadon, qui sera invitée à quitter la présidence du Handball CP, "au motif fallacieux que l'on ne pouvait pas être conseillère municipale et présidente d'un club dans la commune. Le vrai motif, c'est que nous avions refusé de voter les sommes gargantuesques de subventions attribuées au club de football l'OMCTL". Dans la même veine, le groupe Possession Avenir attend de la transparence dans l'attribution des subventions. "Où sont les pièces comptables et juridiques de ces associations sportives?", demande Jean-Yves Morel.
Au passage, il attend toujours de voir l'audit promis par l'équipe municipale à ce sujet. Les questions adressées au maire sont restées lettre morte selon lui. "Quel cabinet a été retenu pour l'audit ? Et pour quel montant ?", poursuit-il.
Jean-Yves Morel et Françoise Sadon en viennent à "la goutte d'eau qui a fait déborder le vase". Si pour tous les autres dossiers, le délai de prescription n'est pas loin, la publication en décembre dernier d'un nouveau numéro du journal municipal "Jujube" est encore dans les temps.
De l'espace déjà restreint (2000 signes) réservé à l'opposition (qui doit se partager une feuille A4), seul le mot du PS sera publié dans la dernière édition. Si les autres formations ont choisi de ne pas communiquer, Possession Avenir a envoyé son texte à la direction de la publication tenue par... "Philippe Robert, le fils de Roland Robert" nous livre en mille Jean-Yves Morel qui réserve ses doutes sur la manoeuvre de "censure" (voir les pièces jointes plus bas).
Le rôle du DGS toujours en question
Les propos tenus dans leur missive n'étaient en rien contraire au cadre réglementaire (loi de 2002 relative à la démocratie de proximité ni au Code général des collectivités territoriales) affirme-t-il. Possession Avenir voulait y interpeller la jeunesse de la ville sur les 40 ans d'activité Robert mais aussi sur les inquiétudes sur la sortie de terre de la ZAC centre-ville, "quand on sait la mauvaise gestion sur ZAC Moulin Joli qui a impacté l'argent des contribuables possessionnais". Bref, des sujets normaux sur lesquels l'opposant qu'il est peut s'exprimer, dit-il déconcerté.
Même si la liste des griefs est loin d'être exhaustive, le mélange des genres du DGS Doris Carassou semble être un point sur lequel toutes les composantes de l'opposition s'accordent. "Nous déplorons que le maire place son directeur général des services comme un élu, qu'il lui donne toute la latitude de répondre à nos questions sur le versant politique. Nous redisons que c'est un fonctionnaire territorial, qu'il lui revient d'intervenir sur l'aspect technique et administratif des questions des élus", conclut l'opposant.
Le courrier qui aurait dû paraître dans le journal municipal en décembre dernier :



