Revenir à la rubrique : Politique

L'UFR ne veut pas se laisser bercer par le rappeur Orelsan

A peine la venue du rappeur Orelsan annoncée par le comité Sakifo 2012 que les prises de position ont fusé parmi l'opinion publique. Entre ceux qui défendent coûte que coûte la liberté artistique et ceux qui ne tolèrent aucune parole blessante (le mot est faible) à l'égard des femmes, l'Union des Femmes Réunionnaises s'est également positionnée. Sans surprise, l'association se positionne contre l'invitation faite au chanteur par la direction du Sakifo. Pour l'UFR, dans un communiqué, le respect des femmes se joue autant dans le comportement que "dans les mots".
Ecrit par zinfos974 – le mercredi 18 janvier 2012 à 06H29

"Si l’on veut éradiquer la violence à l’égard des femmes, c’est à ses racines qu’il faut s’attaquer et donc à toutes les formes de discrimination et d’incitation à la haine des femmes.
 
Les images et textes dégradants, sexistes et violents qui portent atteinte à la dignité des femmes doivent être dénoncés et combattus. La liberté d'expression ne doit pas être le prétexte à des dérives glorifiant la violence faite aux femme.
 
Le chanteur Orelsan reste pour l’Union des Femmes Réunionnaises celui qui a chanté : « On verra comment tu fais la belle avec une jambe cassée (...) On verra comment tu suces quand je te déboiterai la mâchoire (...) Tu n’es juste qu’une truie, tu mérites ta place à l’abattoir”. ». Il n’est pas le bienvenu. Sa ki fo pou fé avans la cause des femmes, c’est le respect des femmes, dans les mots, dans le comportement…partou toultan.
 
Le poids des mots ignobles - même relevant de la fiction- pèsent lourd contre l’émancipation des femmes.
« Lorsque les mots perdent leur sens, les gens perdent leur liberté » Confucius"
.
 
Pour le bureau de l’UFR
Paulette Adois-Lacpatia

 

Etiquettes :

Dans la même rubrique

0💬
Tri :