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Feu vert pour l'essai de deux Tesla en conduite autonome supervisée sur les routes de France

Ecrit par Zinfos974 – le jeudi 3 septembre 2026 à 11H22
Le ministre des Transports a dévoilé sur ses réseaux quelques images de son entretien avec Elon Musk

La France va tester sur ses routes deux Tesla équipées du système de conduite autonome supervisée FSD. L’annonce vient du ministre des Transports Philippe Tabarot à l'issue de son entretien avec Elon Musk. La France avait jusqu’ici exprimé d’importantes réserves sur la sécurité de cette technologie.

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Deux Tesla équipées du système Full Self-Driving (FSD) vont bientôt circuler sur les routes françaises dans le cadre d’une phase de tests. Le ministre des Transports Philippe Tabarot l’a annoncé ce mercredi 2 septembre après un échange avec Elon Musk, patron du constructeur automobile américain.

Tesla a mis deux véhicules à disposition des autorités françaises afin de permettre ces essais en conditions réelles. L’objectif sera notamment de déterminer les adaptations nécessaires avant une éventuelle homologation du dispositif en France.

“Depuis plusieurs mois, les autorités françaises travaillent étroitement avec Tesla sur les adaptations techniques qui permettront à la France de soutenir son homologation, qui sera décidée au niveau européen dans les prochaines semaines”, a indiqué Philippe Tabarot.

Capture d'écran Tesla

Le FSD permet au véhicule d’assurer une grande partie des tâches de conduite, notamment les changements de voie, les intersections ou encore la circulation en ville. Malgré son nom de “Full Self-Driving”, le système reste toutefois supervisé : le conducteur doit rester attentif et être en mesure de reprendre le contrôle du véhicule.

La France était jusqu’ici réticente

Cette annonce marque une évolution de la position française. En juillet dernier, Philippe Tabarot avait expliqué que les garanties offertes par le dispositif n’étaient pas encore suffisantes pour permettre son utilisation en France.

Le ministre avait notamment pointé des problèmes liés au respect des limitations de vitesse. Selon lui, le système pouvait, dans certaines circonstances, dépasser la vitesse autorisée en suivant le rythme de la circulation. La vigilance du conducteur faisait également partie des préoccupations soulevées.

Les essais des deux véhicules doivent désormais permettre aux autorités françaises d’évaluer directement le comportement du système et de “déterminer les ajustements nécessaires”.

Cette expérimentation intervient alors que Tesla cherche à obtenir une autorisation plus large de son FSD en Europe. Le système bénéficie déjà d'autorisations provisoires aux Pays-Bas, en Belgique, au Danemark, en Estonie et en Lituanie.

Une homologation européenne en ligne de mire

Une décision au niveau européen pourrait intervenir prochainement. Un vote sur un déploiement plus large du FSD pourrait avoir lieu dès le 6 octobre. Pour être approuvée, la mesure devra obtenir le soutien d'au moins 15 des 27 États membres représentant au minimum 65 % de la population de l'Union européenne.

Tesla tente parallèlement de convaincre les autorités de la sécurité de son système. Le constructeur affirme que les véhicules utilisant son FSD supervisé ont enregistré 4,1 fois moins de collisions que les Tesla conduites manuellement, selon des données collectées sur plus de 100 millions de kilomètres entre avril et août dans cinq pays européens. La méthodologie employée pour établir ces comparaisons a toutefois été contestée par des experts interrogés par l'agence de presse Reuters.

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Les deux Tesla mises à disposition en France vont donc constituer une nouvelle étape dans l'évaluation du dispositif.

Etiquettes : Automobile | Elon Musk

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