À La Réunion, Édouard Philippe appelle au rassemblement de la droite et du centre

En déplacement à Bras-Panon dans une exploitation agricole, Édouard Philippe a de nouveau plaidé pour une union de la droite et du centre en vue de la prochaine élection présidentielle. Après avoir échangé avec plusieurs élus locaux, dont le président du Département Cyrille Melchior, l’ancien Premier ministre estime que cette volonté de rassemblement est désormais largement partagée.
La visite réunionnaise d’Édouard Philippe aura au moins permis de faire émerger une évidence en vue de la présidentielle. Interrogé après une rencontre avec des élus et des représentants de la société civile, le président d’Horizons a insisté sur la nécessité de réunir les différentes composantes de la droite et du centre.
« J’ai entendu ce que je ressens à La Réunion comme partout en France : la volonté de favoriser le rassemblement de la droite et du centre », affirme l’ancien Premier ministre.
Selon lui, cette dynamique dépasse les seules formations politiques. Les échanges organisés dans l’île ont réuni des élus aux appartenances variées, notamment issus des Républicains, mais aussi des représentants de la société civile.
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« Beaucoup de nos concitoyens, qu’ils soient élus ou non, qui se retrouvent dans les valeurs de la droite et du centre, perçoivent clairement que nous avons vocation à nous rassembler si nous voulons convaincre, offrir une alternative et exister politiquement », poursuit-il.
Cyrille Melchior favorable au rassemblement
Édouard Philippe assure avoir notamment retrouvé cette volonté chez le président du Département, Cyrille Melchior. Sans aller jusqu’à parler de ralliement, le candidat déclaré à l’élection présidentielle de 2027 considère que les positions exprimées localement s’inscrivent dans la stratégie d’union qu’il défend.
« Je ne suis pas surpris de l’avoir entendu ce matin dans la bouche du président du Conseil départemental. Je l’ai également entendu chez d’autres élus. Il y a ce besoin, cette envie de se rassembler », souligne-t-il.
L’ancien chef du gouvernement cite également Valérie Pécresse, qui a récemment évoqué cette possibilité au niveau national.
Des accords et des désaccords avec Bruno Retailleau
Interrogé sur un éventuel rapprochement avec Bruno Retailleau et sur un virage plus à droite de sa campagne, Édouard Philippe refuse cependant de se placer dans une logique d’alignement systématique.
« Sur certains sujets, je suis en accord avec Bruno Retailleau. Sur d’autres, nous pouvons avoir des désaccords », répond-il.
À ses yeux, l’enjeu n’est donc pas d’effacer toutes les différences, mais de déterminer les conditions d’un travail commun. « La question n’est pas de savoir si nous sommes d’accord sur tout. La question est de savoir comment nous travaillons ensemble », insiste-t-il.
Édouard Philippe estime enfin que les défaites électorales de la droite et du centre trouvent notamment leur origine dans leurs divisions. « Les seuls moments où nous pouvons prévaloir dans une élection présidentielle, ce sont ceux où nous sommes rassemblés. Lorsque nous ne le sommes pas, nous perdons », conclut-il.









