Tabac : les ventes de cigarettes poursuivent leur chute en France, le vapotage gagne du terrain

La baisse du tabagisme se confirme en France. Selon les derniers chiffres révélés ce mercredi, les ventes de cigarettes ont encore fortement diminué au cours de l’année écoulée. Une tendance qui s’explique notamment par les hausses de prix, les politiques de prévention, mais aussi par l’essor du vapotage, de plus en plus utilisé comme alternative au tabac.
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Les ventes de tabac continuent de reculer dans l’Hexagone. D’après les données dévoilées par l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) ce 27 mai, les ventes de cigarettes ont chuté de 8,2 % en un an. Une diminution significative qui confirme une tendance amorcée depuis plusieurs années en France.
Cette baisse concerne principalement les cigarettes classiques vendues chez les buralistes. Plusieurs facteurs expliquent cette évolution, à commencer par l’augmentation continue du prix du paquet de cigarettes. Avec des tarifs dépassant désormais les 12 euros pour certaines marques, de nombreux fumeurs réduisent leur consommation ou cherchent des alternatives moins coûteuses.
Parallèlement à cette chute du tabac traditionnel, le vapotage poursuit sa progression. Les cigarettes électroniques séduisent un nombre croissant de consommateurs, notamment parmi les personnes souhaitant arrêter de fumer ou diminuer leur consommation de nicotine. Plusieurs millions de Français utilisent aujourd’hui régulièrement la vape.
Des disparités sociales persistantes
Les autorités sanitaires restent toutefois prudentes. Si le vapotage est souvent présenté comme moins nocif que le tabac classique, il n’est pas considéré comme sans risque. Les spécialistes rappellent notamment les dangers liés à la dépendance à la nicotine et les incertitudes persistantes sur les effets à long terme des cigarettes électroniques.
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Cette baisse des ventes intervient dans un contexte de renforcement des politiques publiques de lutte contre le tabagisme. Depuis plusieurs années, les gouvernements successifs multiplient les mesures : hausse des prix, paquet neutre, interdiction de fumer dans certains espaces publics ou encore campagnes de prévention.
L’objectif affiché par les autorités est de parvenir à une “génération sans tabac” d’ici les prochaines décennies. Le tabagisme demeure en effet l’une des principales causes de mortalité évitable en France, avec plus de 68.000 décès prématurés attribués au tabac en 2023.
Malgré cette baisse globale, le tabac reste particulièrement présent dans certaines catégories de population. Les personnes les plus modestes continuent de fumer davantage que les catégories favorisées : près de 29 % des Français aux revenus les plus faibles déclaraient fumer quotidiennement en 2023, contre 17,3 % des plus aisés.
Enfin, malgré la diminution des volumes, le chiffre d’affaires global du tabac atteint 18,4 milliards d’euros en 2025 : il s’avère quasi-stable depuis 2017, avec une croissance moyenne de 0,2 % par an.


