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Un pont provisoire pour franchir la quatre voies de la Possession : ça se précise

Le tour des communes de la Région de septembre dernier à la Possession aura sans doute permis de dépolitiser le projet de pont provisoire censé enjamber la RN1. Une quatre voies rapide qui prive les Possessionnais d'accès direct à la mer. Aujourd'hui, le projet semble être calé pour un début des travaux d'ici fin 2012.
Ecrit par zinfos974 – le mardi 13 décembre 2011 à 14H31

 

Des centaines de véhicules en provenance de la Ravine à malheur sont contraints de transiter chaque jour par le centre ville de la Possession. A l'heure de pointe (entre 7h et 8h), ils sont environ 600 véhicules à effectuer le même trajet, sans compter le fait que la saison des pluies tant redoutée des Possessionnais approche. Avec le basculement de la route du littoral, la Possession devient une ville assiégée.

D'où la nécessité évoquée depuis une dizaine d'années de doter les habitants de la Ravine à Malheur et aux alentours d'une sortie directe en direction de Saint-Paul, sans passer par le centre-ville.

Des doutes techniques et environnementaux sur la 1ère version

Lors des cantonales de mars dernier, le dossier avait donné lieu à des positionnements politiques par adversaires interposés. En critiquant les propos du candidat de la Réunion en Confiance, Jérôme Testan, Roland Robert, le maire de la Possession, s'adressait in fine à la Région, responsable à ses yeux du blocage de l'installation de ce fameux pont provisoire.

La Région, par l'intermédiaire de ses services des routes, avait en effet émis des doutes quant à l'impact environnemental mais aussi sur la qualité de la structure provisoire.

Jean-Louis Lagourgue, Vice-président de Région s'exprimait en ces termes : "l'étude de faisabilité n'a pas pris en compte certaines incidences du projet impliquant des aménagements complémentaires onéreux ou ayant des effets négatifs importants sur l'exploitation de la route". Le Vice-président de Région y ajoutait deux autres facteurs qui peuvent se révéler "rédhibitoires". "L'impact concernant les nuisances sonores auprès des riverains mais aussi en cas de défaillance de l'ouvrage de franchissement suite à un événement climatique majeur". Depuis septembre et la rencontre entre le maire de la Possession et le président de Région, les services de cette dernière collectivité s'étaient pourtant annoncés prêts à réétudier le dossier.

Le conseil municipal a validé il y a un mois le projet dans sa nouvelle formule, annonce aujourd'hui Doris Carassou, directeur général des services de la Possession. Du côté du TCO, une commission ad hoc s'est emparée du dossier il y a deux semaines. Tout porte à croire que la convention cadre entre la municipalité, la communauté de communes de l'Ouest, les services de l’État et la Région/Département est sur la bonne voie.

L'étude de pré-faisabilité annonce pour l'heure l'utilisation de ce qu'il reste de l'ancien pont de l'Umab. Détail technique à lever : les piliers de l'ancien ouvrage installé au Chaudron déborderaient  légèrement sur les voies de la RN1.

Ne pas attendre 2020

Une autre variante est aujourd'hui évoquée : "Si passer au-dessus s'avère compliqué, pourquoi pas passer sous la route ?" poursuit le DGS. "La ravine Lafleur (en face des Lataniers), qui offre un accès piéton vers la plage de galets du littoral Possessionnais pourrait abriter une voie pour reprendre sur la RN1 direction Saint-Paul". Seul élément naturel à prendre en compte : "nous savons que la ravine Lafleur subit une période de cru. Mais cela se vérifie qu'une dizaine de jours par an",  complète Doris Carassou.

"En 2012, nous devrons affiner cette étude de faisabilité pour aboutir à une enquête publique au 1er semestre", ajoute-t-il.  Si le calendrier est respecté, le début de l'installation du VMD (Viaduc métallique démontable) pourrait intervenir fin 2012.  Doris Carassou précise : "Nous devons avoir la maîtrise d'ouvrage. Nous passons d'une route départementale (CD41) à une route nationale (RN1). Sans compter que l'ancien pont de l'Umab est toujours la propriété de l’État via la DDE". Pour l'heure, la commune table sur une location de l'ouvrage à hauteur de 3 millions d'euros sur cinq ans.

Si le planning reste à valider, la municipalité semble déterminée. "Nous, on ne peut pas attendre a minima 2020 et l'échangeur de la nouvelle route du littoral" conclut le DGS.

 

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