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À Vierzon, la nouvelle municipalité d'extrême droite annule la commémoration du 10 mai pour "faire des économies"

Ecrit par zinfos974 – le lundi 11 mai 2026 à 07H21
Photo : Ville Vierzon

La nouvelle municipalité d'extrême droite de Vierzon a décidé de ne plus organiser la cérémonie de commémoration de l’abolition de l’esclavage du 10 mai. Une décision qu'elle justifie par des impératifs budgétaires et un manque d’intérêt du public et qui suscite de vives réactions politiques jusque dans les rangs du Rassemblement national.

Élue en mars dernier à la tête de la mairie de Vierzon, l’union de droite et d’extrême droite a choisi de ne pas organiser la cérémonie de commémoration de l’abolition de l’esclavage, célébrée chaque année le 10 mai.

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Interrogé par la presse nationale, Yves Husté, maire-adjoint Les Républicains délégué à la mémoire et aux anciens combattants, a expliqué ce choix: " la liste des 12 journées commémoratives nationales ne comprend pas cette journée de commémoration de l’esclavage", a-t-il déclaré dimanche.

L’élu a également estimé que cette date avait peu de lien avec l’actualité contemporaine. " Je pense que c’est parce que c’est un fait historique qui n’a aucun lien avec le présent", a-t-il ajouté, évoquant aussi un faible intérêt de la population locale pour cette cérémonie.

Selon la municipalité, la situation financière de la commune impose des arbitrages stricts. Yves Husté a ainsi évoqué "une dette de 32 millions d’euros" ainsi que "2,5 millions de factures non payées". "Il nous faut trouver des économies pour éviter la mise sous tutelle et on essaie d’en trouver un petit peu partout", a-t-il poursuivi, précisant que le coût de cette cérémonie était estimé à environ 1.500 euros.

L'opposition et le RN réagissent

Cette décision a immédiatement fait réagir l’opposition locale. Sur Facebook, le député communiste du Cher et ancien maire de la ville, Nicolas Sansu a dénoncé une remise en cause symbolique de la mémoire républicaine. "Devant les petites touches visant à fragiliser la République, à réviser son Histoire, par des “oublis opportuns”, il est du devoir de tous les progressistes et républicains de ne rien laisser passer", a-t-il écrit. L’ancien édile a par ailleurs organisé une cérémonie alternative avec dépôt de fleurs, lectures de poèmes et prises de parole afin de maintenir cette commémoration.

La décision de la municipalité a également été critiquée par plusieurs élus du Rassemblement national. Dans un communiqué, les députés européens Rody Tolassy, Anchya Bamana, Marie Luce Brasier-Clain, André Rougé ainsi que le député réunionnais Joseph Rivière ont condamné cette annulation. "Marine Le Pen et Jordan Bardella ont, toujours, considéré que l’histoire et la culture de nos concitoyens ultramarins constituaient autant de valeurs ajoutées à notre patrimoine national", évoquent-ils. "La mémoire des victimes de l’esclavage ne se mesure ni à l’aune d’un budget municipal, ni au nombre de participants présents sur une place publique. Certaines valeurs fondatrices de notre Nation ne peuvent être soumises à une logique comptable", poursuivent-ils dans leur communiqué.

Etiquettes : 10 mai | RN

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