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Trois morts à bord du paquebot « Hondius » : un foyer suspect de hantavirus, les passagers toujours bloqués en mer

Ecrit par Zinfos974 – le lundi 4 mai 2026 à 20H05

Après trois décès recensés liés à un foyer d'hantavirus, le paquebot au large du Cap-Vert reste sous haute surveillance sanitaire. Les autorités cherchent une solution pour débarquer les passagers, tandis que le risque de propagation est jugé limité.

Le bilan humain reste au cœur des inquiétudes. Trois personnes ont perdu la vie à bord du MV Hondius, où un foyer présumé de hantavirus s’est déclaré en pleine traversée de l’Atlantique. Comme le rappelle Le Monde, un cas a été confirmé en laboratoire et cinq autres restent suspects parmi les passagers.

Dans le détail, les victimes incluent un couple de touristes, dont un homme de 70 ans décédé à bord, et son épouse, morte après son évacuation vers un hôpital en Afrique du Sud. Une troisième personne a également succombé, sans que son identité ne soit précisément connue à ce stade. Un passager britannique, lui, reste hospitalisé en soins intensifs à Johannesburg.

Depuis dimanche, la situation a évolué sur le plan logistique. Refusé à quai par les autorités du Cap-Vert pour éviter tout risque sanitaire, le navire est maintenu au large de Praia. Des alternatives sont désormais étudiées pour permettre le débarquement des 149 passagers de 23 nationalités. Les îles Canaries, notamment Las Palmas et Tenerife, sont envisagées comme point d’entrée.

À bord, les mesures de précaution ont été renforcées. Isolement des cas suspects, protocoles d’hygiène stricts et suivi médical quotidien sont en place. Des équipes médicales se sont rendues sur le navire pour évaluer les patients et initier des traitements, sans toutefois autoriser leur transfert vers la terre ferme pour l’instant.

Du côté de Organisation mondiale de la santé, le message se veut mesuré. L’agence estime que le risque de propagation reste « faible » pour le grand public. Le hantavirus, généralement transmis par des rongeurs, se diffuse difficilement entre humains, ce qui limite le risque d’épidémie à grande échelle.

Les autorités néerlandaises, en lien avec l’armateur, travaillent désormais à une éventuelle évacuation médicale de certains passagers vers l’Europe. En parallèle, les investigations se poursuivent pour établir avec précision le lien entre les cas recensés et les décès, et comprendre l’origine exacte de ce foyer en mer.

En attendant, le navire reste immobilisé, suspendu entre urgence sanitaire et contraintes diplomatiques, avec une priorité affichée : éviter toute propagation tout en organisant une sortie de crise pour les passagers encore à bord.

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