Donald Trump repousse au 6 avril son ultimatum contre les infrastructures iraniennes

Donald Trump a annoncé le report de son ultimatum visant les infrastructures énergétiques de l’Iran. Une décision présentée comme une ouverture diplomatique, dans un contexte de tensions autour du détroit d’Ormuz.
Dans un message publié sur son réseau Truth Social, Donald Trump a indiqué prolonger de dix jours la « pause » sur d’éventuelles frappes contre les installations énergétiques iraniennes. L’échéance est désormais fixée au 6 avril à 20 heures, heure de Washington.
Le président américain affirme avoir pris cette décision « à la demande du gouvernement iranien », évoquant des discussions en cours qu’il juge positives. Il insiste sur le fait que les échanges « se passent très bien », tout en dénonçant les informations contraires diffusées selon lui par certains médias.
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Une pression militaire maintenue
Cette prolongation s’inscrit dans le cadre d’un ultimatum initialement fixé au 23 mars. Washington exige de Téhéran la réouverture complète du détroit d’Ormuz, axe stratégique par lequel transite une part importante du commerce mondial d’hydrocarbures.
En cas de refus, les États-Unis menacent de frapper des cibles énergétiques majeures en Iran, notamment des centrales électriques. L’ultimatum avait déjà été repoussé une première fois de cinq jours avant cette nouvelle extension.
Malgré ce report, la pression reste forte. La Maison-Blanche lie explicitement la suspension des frappes à une évolution de la position iranienne sur le détroit.
Des enjeux économiques et diplomatiques majeurs
Cette décision intervient dans un contexte de forte nervosité des marchés. La perspective d’une escalade militaire a déjà contribué à une hausse des prix du pétrole et à des tensions sur les marchés financiers. En repoussant son ultimatum, Donald Trump tente de ménager une fenêtre diplomatique tout en conservant un levier de pression sur Téhéran.
Du côté iranien, les autorités restent prudentes et contestent l’existence de véritables négociations, laissant planer l’incertitude sur l’issue de ce bras de fer.
À quelques jours de la nouvelle échéance, la situation demeure instable, entre menace militaire et tentative de désescalade. Les prix, eux, ne vont pas attendre la fin de cet ultimatum pour grimper.


