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Frappes israélo-américaines en Iran : le guide suprême Khamenei visé, le Moyen-Orient au bord de l’embrasement

Ecrit par G.D. – le samedi 28 février 2026 à 16H54
© Wikipédia

Les frappes israélo-américaines lancées ce samedi 28 février contre l’Iran marque un tournant majeur au Moyen-Orient. Présentées comme « préventives » par Israël, elles ont visé des sites militaires stratégiques et, selon plusieurs informations, la tête même du régime iranien. Téhéran a répliqué par des missiles et des drones, faisant basculer la région dans une phase d’affrontement direct.

Le conflit entre Tel Aviv et Téhéran a franchi un cap ce samedi avec une campagne coordonnée de frappes menées par Israël, avec le soutien de l’aviation et de la puissance de feu américaines. Les attaques ont ciblé des installations militaires, balistiques et nucléaires en Iran, notamment autour de Téhéran, Ispahan, Tabriz et dans le sud du pays. Les autorités israéliennes parlent d’une opération de « prévention stratégique » destinée à neutraliser des menaces jugées imminentes de missiles et de drones contre Israël.

Parmi les objectifs évoqués figurent des centres de commandement de la Garde révolutionnaire, des sites de lancement de missiles et des infrastructures liées au programme nucléaire iranien. Plusieurs médias rapportent également que la direction du régime aurait été visée. Des informations évoquent explicitement le guide suprême Ali Khamenei et le président Massoud Pezeshkian comme cibles possibles. À ce stade, il s’agirait d’une tentative de neutralisation plutôt que d’une atteinte confirmée. Les autorités iraniennes indiquent que le président est « sain et sauf », tandis que des sources évoquent le déplacement du guide suprême vers un lieu sécurisé.

Lire aussi : Israël lance une attaque "préventive" contre l’Iran et se prépare à une riposte

Une riposte iranienne et une région sous tension

Quelques heures après les frappes, l’Iran a annoncé une riposte « écrasante », avec des tirs de missiles balistiques et de drones en direction d’Israël. Des sirènes d’alerte ont retenti à Tel Aviv, Jérusalem et dans d’autres zones. Les systèmes de défense israéliens ont intercepté une grande partie des projectiles, limitant les pertes directes, mais des impacts possibles sont signalés dans des zones peu densément peuplées.

La confrontation déborde désormais largement le cadre bilatéral. Des missiles ou drones iraniens ont traversé ou été interceptés au-dessus de pays du Golfe comme l’Arabie saoudite, le Qatar, les Émirats arabes unis, le Koweït et le Bahreïn. Téhéran a explicitement menacé des bases américaines dans la région, notamment au Bahreïn. Les monarchies du Golfe, alliées de Washington, expriment une forte inquiétude face à la dégradation rapide de la sécurité régionale.

Les analystes redoutent une extension vers d’autres fronts : le Hezbollah au Liban pourrait intensifier la pression au nord d’Israël ; les Houthis au Yémen pourraient reprendre des attaques contre le trafic maritime en mer Rouge ; des milices pro-iraniennes en Irak et en Syrie pourraient cibler des intérêts américains. La fermeture éventuelle du détroit d’Ormuz constituerait un choc majeur pour le commerce pétrolier mondial, alors que les marchés de l’énergie enregistrent déjà une forte volatilité.

Macron appelle à la retenue

En Europe, les réactions sont marquées par l’inquiétude. Emmanuel Macron a jugé l’escalade « dangereuse pour tous et doit cesser », appelant à un retour immédiat à la voie diplomatique et à la retenue de toutes les parties. Le président français a précisé que la France n’a pas participé aux frappes, tout en réaffirmant que la poursuite du programme nucléaire iranien constitue une menace pour la région.

Il a également annoncé le renforcement du dispositif de sécurité Sentinelle en France, face au risque de répercussions sécuritaires. Plusieurs capitales européennes appellent à relancer les négociations, tandis que d’autres acteurs internationaux mettent en garde contre une guerre régionale ouverte.

Israël, de son côté, présente les frappes comme le début d’une campagne destinée à neutraliser durablement la menace iranienne. L’Iran promet des représailles si les attaques se poursuivent. Entre pression militaire et ultimatums diplomatiques, la région s’engage dans une phase d’incertitude extrême.

Etiquettes : Conflit Israël-Iran | Iran

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