La propriété de la famille d’un surveillant pénitentiaire vandalisée, un acte inspiré de la DZ Mafia

Les agents pénitentiaires ne céderont pas à la pression. Ce vendredi, avec le soutien de l’Ufap-Unsa Justice et FO Justice, un blocage s’est tenu devant la maison d’arrêt de Saint-Pierre. Une mobilisation quelques jours après des actes de vandalisme opérés sur la propriété des beaux-parents d’un surveillant pénitentiaire de la maison d’arrêt de Saint-Pierre.
Dans la nuit de dimanche à lundi, le compteur électrique et le mur de la propriété des beaux-parents d’un agent pénitentiaire de la maison d’arrêt de Saint-Pierre ont été vandalisés. Des actes qui ne sont pas anodins, assure Rémy Bultor, secrétaire national du syndicat UFAP-UNSa Justice. Le mur a été tagué avec le surnom du surveillant.
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"C’est dans la droite lignée des méthodes utilisées par la DZ Mafia qui sévit en Hexagone. À un moment donné, il faut dire stop et enrayer ce mimétisme qui s’installe à La Réunion", lance le surveillant pénitentiaire alors qu’un blocage a été érigé devant la maison d’arrêt de Saint-Pierre. "Ces personnes se croient tout permis : les insultes, les violences et maintenant les menaces en dehors du travail", fustige le syndicaliste.
Une enquête est ouverte. Les auteurs des dégradations sont toujours activement recherchés. "Nous sommes et serons hyper vigilants, en particulier sur les sanctions qui seront prises. La ligne rouge a été allègrement franchie."
Vigilance et sévérité alors que le contexte local est marqué par un "tsunami blanc", l’expression consacrée pour qualifier la hausse des délits sur fond de trafic de drogue.
Une mobilisation pour également alerter à l’approche de la venue du ministre de la Justice Gérald Darmanin à La Réunion. "Nous en avons assez des belles promesses. Ce ne sont pas quelques modulaires au Port qui vont changer la donne. Nous savons qu’une prison dans le Sud ne va pas sortir de terre du jour au lendemain, mais la situation n’est plus tenable", pointe Rémy Bultor au sujet de la surpopulation carcérale et de la vétusté de la maison d’arrêt de Saint-Pierre.


