Des décharges électriques géantes observées au-dessus de la Réunion

Une équipe de scientifiques a pu analyser la structure d'un "jet géant" ou TLE (transcient lumineux évents) grâce aux images et vidéos de Patrice Huet, géologue à la maison du Volcan à la Réunion. Des photographies et des vidéos de "jets géants" prises en 2010 à "une distance exceptionnellement proche et dotés de couleurs inédites", explique le site techno-science.net.
Tout le monde connait la foudre générée par un cumulonimbus, de puissantes décharges électrostatiques qui apparaissent sous la forme d'éclair lumineux entre les nuages ou entre les nuages et le sol. Chaque seconde, la Terre est frappée de 100 coups de foudre. Mais au-dessus de ces cumulonimbus, un autre phénomène a lieu.
Un phénomène de "jet géant" ou "foudre géante" ou TLE qui a lieu dans la haute atmosphère. Des phénomènes découverts en 1994 et le plus souvent aperçus par des pilotes d'avions ou encore photographiés par des caméras placées au sommet de montagnes, comme dans le cas de Patrice Huet, qui avait placé ses caméras et appareils photos à une altitude 1.600 mètres aux abords de la maison du Volcan.
"Une composante majeure du circuit électrique global terrestre"
Résultat, il a pu capturer les images de "jets géants" provenant d'un orage en cour de formation au large de la côte Est de notre île. Des" jets géants" qui sont montés à une altitude de plus de 50 km. L'étude des photographies et des vidéos a été réalisée par des spécialistes (coordonnée par le Laboratoire d'aérologie LA/OMP, CNRS / Université Paul Sabatier) de ces "phénomènes lumineux", précise techno-science.net.
Des recherches qui ont pu établir que ces "foudres géantes" ont pour origine la zone convective de l'orage, "zone électrique la plus active". Les images ont été associées aux données de l'université des sciences de Hongrie qui dispose d'une station de mesure. Les signaux électromagnétiques de ces jets se déplacent sur de très longues distances et ont permis de définir que les charges étaient négatives, de l'ordre de plusieurs centaines de Coulomb "ce qui en fait une composante majeure du circuit électrique global terrestre", souligne le site internet.
Il ne reste plus qu'aux chercheurs à découvrir pourquoi ces "jets géants" ne se produisent pas dans tous les orages.



