Zelensky prêt à rencontrer Poutine, mais seulement après un accord sur la sécurité

Le président ukrainien conditionne toute rencontre avec Vladimir Poutine à un accord sur des garanties de sécurité solides pour Kiev, impliquant ses alliés occidentaux.
Volodymyr Zelensky a réaffirmé ce jeudi être disposé à rencontrer Vladimir Poutine, mais uniquement sous condition. « Pas de sommet sans garanties de sécurité pour l’Ukraine », a martelé le président ukrainien. Ces garanties, coordonnées avec les pays occidentaux, doivent être précisées dans les dix prochains jours avant l’organisation éventuelle d’une réunion trilatérale qui inclurait aussi Donald Trump.
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Plusieurs lieux sont envisagés pour ce sommet : Suisse, Autriche ou Turquie. Tous partagent une tradition de neutralité diplomatique, un critère essentiel pour Kiev. Moscou et Budapest, en revanche, sont écartées d’office. La capitale russe est exclue en raison de la guerre en cours et la Hongrie jugée trop proche du Kremlin.
Selon Zelensky, la rencontre doit se tenir « en Europe neutre », afin de garantir l’équilibre entre les parties et éviter tout avantage symbolique. La Suisse et l’Autriche, fortes de leur expérience diplomatique et de leur capacité à gérer la question sensible du mandat d’arrêt international de la CPI contre Vladimir Poutine, apparaissent comme des options privilégiées.
Des garanties de sécurité comme condition sine qua non
Au cœur de la position ukrainienne se trouvent les garanties de sécurité. Kiev réclame des mécanismes concrets, allant de la protection aérienne et maritime à un déploiement limité de troupes européennes, en passant par un dispositif américain inspiré de l’article 5 de l’OTAN. Washington, via Donald Trump, propose un « filet de sécurité » aérien, sans troupes au sol, tandis que les Européens discutent d’un éventuel contingent de 15.000 à 20.000 soldats.
Ces mesures doivent empêcher une reprise ultérieure des offensives russes. « Ce n’est pas une simple trêve que nous cherchons, mais des garanties pratiques », insiste Zelensky, en référence aux échecs passés des accords de Minsk ou du mémorandum de Budapest.
Pression diplomatique et résistance russe
Pour l’heure, Moscou ne montre « aucune réelle intention » de négocier, selon Kiev. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a rejeté « tout scénario impliquant des contingents de l’OTAN en Ukraine ». Les experts jugent improbable que la Russie accepte des garanties solides laissant l’Ukraine « libre et fonctionnelle ».
Zelensky appelle donc à maintenir la pression internationale, notamment par les sanctions, et à avancer rapidement sur l’architecture sécuritaire. Car, pour Kiev, il ne s’agit plus seulement de négocier la paix, mais d’assurer sa survie face aux ambitions russes.
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