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La Russie se dit prête à négocier avec l’Ukraine après l’ultimatum de Trump

Ecrit par Gaetan Dumuids – le mardi 15 juillet 2025 à 14H48
Photo compte X Présidence de Russie

Après l’ultimatum lancé par Donald Trump exigeant un accord de paix d’ici 50 jours, le Kremlin se dit ouvert à des négociations avec l’Ukraine. Mais sur le terrain comme dans les discours, la stratégie russe reste inchangée.

Ce 14 juillet 2025, Donald Trump a adressé un ultimatum public à Moscou : mettre fin à la guerre en Ukraine dans un délai de 50 jours, sans quoi les États-Unis imposeront des sanctions douanières à hauteur de 100 % sur les exportations russes, tout en renforçant l’arsenal ukrainien via l’OTAN. Une pression immédiate à laquelle la Russie a répondu avec prudence, mais sans acte concret de désescalade.

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« Les déclarations du président Trump sont très sérieuses », a reconnu le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. Moscou affirme avoir besoin de temps pour formuler une réponse formelle, laissant entendre une ouverture tactique à des négociations. Mais à ce stade, aucune concession réelle n’a été avancée. Les opérations militaires russes se poursuivent avec intensité, notamment dans l’Est ukrainien.

Une diplomatie de façade pour gagner du temps ?

Cette « disponibilité » à négocier est avant tout interprétée par certains analystes comme une stratégie dilatoire. « La Russie cherche à utiliser la fenêtre de 50 jours pour renforcer ses positions militaires avant toute véritable discussion », résume un diplomate occidental. Sur le terrain, les bombardements russes ne faiblissent pas. Plusieurs villes ukrainiennes ont été ciblées ces derniers jours, en contradiction avec l’idée d’un apaisement.

La posture ambiguë du Kremlin – qui combine langage diplomatique et actions militaires offensives – alimente le scepticisme de la communauté internationale. Volodymyr Zelensky a salué la fermeté américaine tout en appelant à la vigilance, soulignant que « les promesses russes n’ont jusqu’ici jamais été suivies d’actes ».

Vers une issue diplomatique ou un calcul cynique ?

En attendant, la Russie continue d’avancer ses exigences traditionnelles : neutralité de l’Ukraine, maintien de ses « intérêts de sécurité » dans les territoires occupés, et absence de nouvelles adhésions à l’OTAN. Rien n’indique que ces lignes rouges aient été assouplies.

Ainsi, si le Kremlin se dit « prêt à discuter », l’attitude générale renvoie davantage à un calcul cynique qu’à un changement de cap. La pression américaine n’a pas encore suffi à inverser la logique militaire sur le terrain. À moins de gestes clairs dans les prochaines semaines, la fenêtre ouverte par Trump pourrait simplement servir d’espace stratégique à Moscou pour poursuivre la guerre… tout en feignant la paix.

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