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Suppression de classes : 30 marmailles sur le carreau à St-Denis

Ce matin, la mairie de Saint-Denis a déroulé un Kakémono géant sur la façade de son ancien Hôtel de ville pour protester contre la fermeture de 11 classes dans le chef-lieu qui laisse 30 marmailles sur le "carreau" pour cette rentrée 2011. "Une situation qui n'est plus tolérable" pour la majorité municipale, notamment pour Ericka Bareigts, déléguée au projet éducatif global, qui a interpellé le recteur dans une lettre lue devant le parvis de la mairie.
Ecrit par zinfos974 – le vendredi 26 août 2011 à 10H42

 

Cette rentrée 2011 ne se fait dans la douceur, mais dans la douleur, à Saint-Denis. Et pour cause, 11 classes ont été supprimées alors que le nombre d'élèves inscrits dans les établissements du chef-lieu est en augmentation de près de 300. Une situation que dénonce la majorité municipale alors que 30 enfants scolarisés, dont 23 en primaire, se retrouvent sans classes huit jours après la rentrée scolaire.

"Le président de la République a annoncé le 21 juin dernier que l'école primaire était la priorité de l'éducation, (…) que la rentrée scolaire 2011 se passerait dans les meilleures conditions. (…) Au-delà de l'effet d'annonce, il y a une contradiction vérifiée sur le terrain depuis la semaine dernière", explique Ericka Bareigts, deuxième adjointe de la mairie de Saint-Denis déléguée au projet éducatif global.

Une situation "intolérable"

Avec 18.228 élèves inscrits dans les établissements de Saint-Denis, il faudrait selon la municipalité 13 nouvelles classes pour accueillir les nouveaux élèves, une augmentation liée à l'évolution démographique "dynamique". Mais 11 classes ont été supprimées alors que la majorité des enfants sans classes sont là pour "apprendre les rudiments de la lecture et de l'écriture", souligne- Ericka Bareigts. Dans sa lettre adressée au recteur, Mostafa Fourar, la deuxième adjointe n'est pas tendre et souligne "les millions d'euros investis" dans les écoles de ville tant pour l'amélioration des "infrastructures" que des "programmes pédagogiques" complémentaires à l'Education nationale.

Selon elle, la situation est "intolérable" et il est urgent d'organiser une table ronde avec tous les acteurs de l'éducation à la Réunion. Pour la municipalité, il n'est plus l'heure des manifestations et autres promesses non tenues. "L'heure est aux échanges constructifs pour élaborer tous ensemble un plan audacieux de réponse aux enjeux de l'avenir à la Réunion", ajoute-t-elle.

Car pour le moment, la situation actuelle à Saint-Denis est "honteuse" d'une République. Pour elle, même si ces enfants seront scolarisés, ils le seront dans de mauvaises conditions, dans des classes surchargées "entre 25 et 32 élèves là ou l'Education nationale préconise 22 enfants", conclut-elle.

 

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