Une Réunionnaise condamnée pour une violente soirée festive dans le Cantal

Condamnée pour violences sur conjoint, une mère avait emmené ses filles de 5 et 15 ans en discothèque à Aurillac, rend compte le quotidien auvergnat La Montagne.
Une jeune femme d’origine réunionnaise a été condamnée à six mois de prison ferme par le tribunal correctionnel d’Aurillac, le jeudi 3 avril, pour des violences sur son compagnon et, indirectement, sur ses enfants.
Elle était en récidive légale pour des faits de violences avec arme sur son conjoint, qui l’ont déjà conduit devant les tribunaux et pour lesquels du sursis avait jusqu’à présent été prononcé. La Réunionnaise de 36 ans, originaire de Saint-Pierre, était de nouveau prévenue pour avoir, à plusieurs reprises, levé la main de manière récurrente ces derniers mois sur son compagnon. Elle était d’ailleurs placée sous contrôle judiciaire depuis le 27 janvier 2025 à la suite d’une soirée où les dérapages se sont succédé.
En discothèque avec ses deux filles
La veille, la jeune femme était sortie dans une discothèque aurillacoise avec ses deux filles âgées de 5 et 15 ans, voulant « passer du temps avec elles ». Tout en laissant un bambin de quelques semaines à la maison et malgré les mises en garde de son compagnon. « Ce ne sont pas tes enfants, je fais ce que je veux », lui assure-t-elle. Sur place, les verres s’enchaînent. Une dizaine de shots de whisky sont consommés, devant sa marmaille. Elle prend ensuite le volant, au beau milieu de la nuit, sous l’empire d’un état alcoolique conséquent (1,23 mg par litre d’air expiré, contre 0,25 mg autorisé), avec ses enfants derrière.
Au cours de l’audience, les juges ont d’ailleurs apprécié le « miracle » qu’aucun incident ne se soit produit cette nuit-là, après un acte « totalement irresponsable ». Elle, se dit pourtant « apte à conduire ».
Au domicile, le compagnon, partie civile lors de cette audience, demande des comptes. Les choses s’enveniment. Après une dispute et un enchaînement de bousculades, la jeune femme prend un couteau et menace son conjoint, avant de le poursuivre, en pleine nuit, dans la cour, jusque dans la rue. Une scène finalement interrompue par l’arrivée des policiers, prévenus par l’adolescente de 15 ans. Ces derniers constateront du sang sur la lame et sur une table de nuit, dans la chambre parentale. Celui de la Réunionnaise, coupée à la lèvre dans une chute, conséquence de nombreuses titubations.
Injonction de soins et de travail
Un problème d’alcool récurrent qui, selon son compagnon, la conduit à des actes de violences. Des faits déjà dénoncés par son compagnon. « Elle joue un double jeu, en voulant qu’il dégage d’ici, tout en ayant besoin de lui au domicile pour s’occuper des enfants », appuie le conseil de la partie civile. Une partie des marmailles est d’ailleurs actuellement placée dans des structures.
Un « problème d’alcool » reconnu par la prévenue, qui assure vouloir « se faire soigner ». Une injonction de soins a été prononcée. En complément d’une obligation de travail, des 12 mois de prison, dont six assortis d’un sursis probatoire de deux ans, d’une interdiction de port d’armes et surtout d’un stage de responsabilité parentale.


