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Schizophrène et imprévisible : il attaque sa voisine au hachoir et conteste son incarcération

Ecrit par I.S. – le samedi 15 mars 2025 à 09H25

Jugé pour avoir menacé sa voisine avec un hachoir à viande à Sainte-Marie, Stanley T., atteint de schizophrénie, conteste son placement en détention. Son avocat pointe un vice de procédure tandis que le parquet alerte sur les risques de récidive. La justice doit trancher.

Stanley T., 35 ans, est bien connu des autorités judiciaires. Déjà interné en hôpital psychiatrique par le passé, il souffre de schizophrénie et fait l’objet d’une curatelle renforcée. Le 25 février dernier, alors qu’il n’avait pas pris son traitement et était sous l’emprise de l’alcool, il s’en est pris à sa voisine dans une coursive de son immeuble à Sainte-Marie. Armé d’un hachoir à viande, il s’est approché d’elle avec l’intention de la « couper ».

Alertées, les forces de l’ordre ont procédé à son interpellation. Placé en garde à vue puis déféré devant le parquet de Saint-Denis le 27 février, il a été incarcéré dans l’attente de son procès prévu le 23 avril. Une décision prise dans l’urgence, à la veille du passage en alerte rouge, le prévenu n’ayant aucun point de chute en cas de contrôle judiciaire.

Un vice de procédure soulevé

Ce mardi, Stanley T. a comparu devant la chambre de l’instruction. Son avocat, Me Morgan Pouly, a soulevé un vice de procédure : lors du passage devant le juge des libertés et de la détention (JLD), le curateur de son client n’a pas été informé comme l’exige la loi. La robe noire demande donc l’annulation de l’ordonnance de placement en détention provisoire.

À l’audience, Stanley apparaît désorienté. Son avocat propose qu’il soit placé sous surveillance électronique et hébergé chez ses parents, loin de Sainte-Marie. Une option jugée dangereuse par le parquet général qui met en avant le comportement imprévisible du prévenu et le risque de récidive. Sa voisine, encore sous le choc, redoute d’éventuelles représailles.

Le prévenu traîne derrière lui un certain passé judiciaire marqué par des faits de violences en 2007, un rappel à la loi en 2014 et une affaire de port d’armes en novembre dernier. Des antécédents qui, pour le parquet, justifient son maintien en détention.

Les magistrats de la rue Juliette Dodu, après en avoir délibéré, ont placé l'intéressé sous contrôle judiciaire.

Etiquettes : Sainte-Marie

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