Différend familial : il tente de pénétrer chez son frère pour "tout casser" et retourne à Domenjod

Un homme de 25 ans comparaissait devant le tribunal judiciaire de Saint-Denis ce lundi 24 février pour des faits de menaces de mort et de tentative de violation de domicile. Après s'être fortement alcoolisé, il a tenté de s'introduire chez son frère et sa belle-sœur pour en découdre suite à un différend familial qui les oppose depuis un certain temps.
Le 20 février dernier, dans la commune de Saint-André, James R. s'alcoolise plus que de raison et, pour ne rien arranger, ingurgite dans le même temps une boîte d'Artane. Il se trouve devant la boutique familiale et commence à monter fortement en pression. La raison réside dans un différend avec son frère sur fond de vente d'un terrain sur lequel il n'a pas touché sa part. Présent également, le cousin de James R. le surveille et décide de le suivre lorsque James R., très énervé, décide d'aller chez son frère. Arrivé sur les lieux, il prend un parpaing qu'il jette sur le portail avant de s'introduire dans la maison en escaladant la véranda. Vu son état, il passe à travers et reste bloqué dessus.
Il voulait pénétrer chez eux pour "tout casser"
Les secours et la police interviennent et il finit en garde à vue. Le cousin témoigne de l'état du mis en cause et confirme les menaces et insultes qui ont été proférées à l'adresse du couple. Il voulait pénétrer chez eux pour "tout casser" car il estime que "tout a été acheté avec l'argent qu'il n'a pas reçu". Compte tenu de son casier judiciaire, le parquet décide de le juger en comparution immédiate. Lors des auditions, il dit "avoir pété les plombs parce que c'est une situation qui lui fait du mal car son frère veut l'évincer et combine dans son dos". À l'audience, le prévenu décide de garder le silence, mais reconnait les faits.
Les faits étant reconnus et le prévenu préférant garder le silence, reste au tribunal à étudier sa personnalité. Il vit chez sa mère qui affirme que, malgré la situation, "elle n'a pas peur et qu'il ne représente pas un danger". Reste alors son casier judiciaire où les choses se corsent pour lui. Il fait état de 8 mentions avec une sortie de prison il y a à peine 4 mois. Il est sous suivi en addictologie et le tribunal ne manque pas de lui faire remarquer que cela ne semble pas être très efficace. Comme l'indique la partie civile, la situation est compliquée pour la famille car il est en permanence sous emprise d'alcool et de drogue.
"Il devient incontrôlable lorsqu'il est sous effet, ils sont à bout"
"Ils en ont ras-le-bol de son comportement, les enfants sont terrorisés. Il devient incontrôlable lorsqu'il est sous effet, ils sont à bout", fustige la partie civile. Le parquet enfonce le clou en évoquant "son état d'excitation et de colère le soir des faits". La procureure fait également état du "contexte familial compliqué sur fond de différend lié à la vente d'un terrain". La magistrate note que les faits sont "reconnus" et requiert une peine d'un an de prison ainsi que la révocation de 6 mois du sursis précédent.
De son côté, la défense insiste sur le "contexte bien particulier" de cette affaire, ajoutant qu'elle suscite chez son client "un sentiment profond d'injustice". Selon la robe noire, "on lui dit qu'il est fou, incapable et on le laisse à l'écart sans explication. Tout part de la vente d'un terrain pour lequel il n'a pas touché sa part", et d'insister sur le fait qu'"il ne cherche pas à minimiser malgré sa situation pénale". La défense plaide l'indulgence du tribunal qui condamne finalement le prévenu à 1 an de prison, révoque le sursis précédent pour une durée de 3 mois et prononce le maintien en détention.


