A St-Joseph, une entreprise de transport pollue la Rivière des remparts

On ne sait pas bien s'il s'agit d'un parking, d'un garage en plein-air ou d'un cimetière pour camions. Dans la Rivière des remparts, une entreprise de transport, dont le gérant est Michel Peroumal, laisse continuellement ses engins de transport sur place.
Pour être plus précis, il ne s'agit pas de camions ordinaires mais de "Tombereaux articulés", encore appelés communément "dumper". Cette société est chargée de transporter les matériaux extraits dans la ravine et de les livrer aux entreprises de concassages.
Les vidanges se font sur place
Les normes concernant l'entretien des véhicules ne semblent pas être le principale préoccupation des dirigeants de cette société puisque plusieurs engins sont laissés à l'abandon. D'après Michel Peroumal, le gérant de la société, les engins restent sur le site pour permettre de récupérer des pièces lorsque survient une panne sur un des véhicules opérationnels.
Sur place, on constate donc que plusieurs "dumpers" sont sans roue, posés directement sur le terrain. Visiblement, les vidanges se font sur place, au contact du sol et sans qu'il y ait la moindre revêtement de protection ou de tranchées pour collecter les huiles usagées. De plus, selon nos informations, il ne s'agirait pas seulement d'huile de vidange mais également "d'huile de pont" équipant la plupart des véhicules industriels, elle serait encore plus polluante que l'huile de moteur.
Le constat va être transmis à la DRIRE
On ne compte plus les taches d'huiles sur place, les odeurs sont rapidement insupportables. Il semblerait qu'il y ait également un container où sont entreposées batteries usagées et bidon d'huiles de vidange. Si l'on considère la proximité avec le cours d'eau de la ravine, il semble évident qu'une crue cyclonique pourrait facilement emporter l'ensemble du container et son chargement.
Au téléphone, le dirigeant de la société reconnait avec beaucoup de mal qu'il s'agit bien de ses engins. Néanmoins, selon lui, il n'est pas établi que l'huile pénètre dans le sol, rien ne permettrait donc d'affirmer qu'il y a une quelconque pollution. Ça ne semble pas être l'opinion de la mairie de Saint-Joseph qui a demandé à la police de constater les faits et qui devrait transmettre le dossier à la DRIRE (Direction Régionale de l'Industrie, de la Recherche et de l'Environnement).



