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Journée de la femme : Paroles d'hommes...

Aujourd'hui, c'est la "Journée de la Femme" et pour l'occasion, la rédaction de Zinfos a donné la parole aux hommes ! Que pensent-ils de cette journée ? Voici quatre points de vue d'hommes plus ou moins connus localement, d'âges et de secteurs professionnels différents.
Ecrit par zinfos974 – le mardi 8 mars 2011 à 07H39

"Une journée de la femme, une seule, c'est dérisoire. Comme toutes les fêtes, on oublie vite, ça passe vite à la trappe...", lance Julien Gauthier, militant de l'association "Ni putes Ni soumises". "S'il n'y a qu'une journée de la femme, c'est qu'il y en a 364 pour les bonshommes" renchérit-il. "Ce qui me dérange aussi, c'est le risque que tout cela devienne vite "commercial", un peu à l'image de la Saint-Valentin. Et puis il y a le risque des récupérations politiques. Voyons le bon coté des choses, il y a des avancées positives pour les femmes, la parité progresse... Et il ne faut pas oublier tous ces pays où les droits des femmes sont bafoués. Aujourd'hui, j'aurai une pensée pour les femmes du monde entier", conclut-il.

Son de cloche différent du coté de Bernard Barsamian, président de l'association "Paire 2 cœurs": "Je milite pour qu'on sorte de ces schémas dans lesquels on monte les hommes contre les femmes. Le logo de notre association, c'est un homme, une femme, et un enfant au milieu. C'est comme cela que devraient être les choses, même en cas de séparation. Plutôt qu'une journée de la femme, je serais davantage pour une une journée de la famille. Je ne suis pas non plus favorable aux marches blanches contre les violences faites aux femmes ; Je suis pour des marches blanches contre les violences tout court. Les violences concernent les victimes, toutes les victimes, les femmes, les hommes et les enfants. Sinon, on stigmatise les hommes réunionnais, on en donne une image d'hommes violents et insidieusement on monte les femmes contre les hommes". Il poursuit : "Je suis pour la parité mais il faut un vrai équilibre qui n'existe pas plus aux affaires sociales du conseil général, qui n'existe pas chez les assistantes sociales. Dans ces domaines, il n'y a pas de parité, la sensibilité masculine n'est pas représentée. Cette équilibre n'existe pas non plus au niveau des juges des affaires familiales et il y a de grosses disparités dans les décisions prisent pour les pères, beaucoup d'hommes en souffrent."

Laurent Capmas est photographe, il travaille beaucoup avec des femmes et regrette qu'on ait besoin de célébrer la journée de la femme car selon lui, cela démontre bien qu'il existe des différences. Dans son milieu, la photographie, il déplore que de jeunes filles de 16 ans rêvent d'être "Miss Réunion" et de faire les premières pages des magazines "people."Il faut faire attention à ne pas tomber dans le vulgaire, à ne pas en faire des femmes-objets" prévient-il .

Didier Agathe, le footballeur, nous a également donné son sentiment. Lui qui est très croyant regrette "la place donnée aux femmes alors que ce sont elles qui donnent la vie.... C'est très fort à La Réunion dans le contexte des religions. Les femmes sont malheureusement trop souvent considérées comme des objets, des propriétés. La parité, oui, mais l'essentiel, ce qui a été oublié, c'est l'amour"... Avec un grand "A"?

 

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