France Télécom s'engage pour une meilleure qualité de son réseau

"Je suis fier d'annoncer que la Réunion est le deuxième territoire, après le Loire-et-Cher, à bénéficier de cette charte Qualité PLUS", lance Bruno Janet, conseiller spécial du directeur général de France Telecom, Stéphane Richard.
Le décor est planté. L'opérateur historique s'engage, à travers cette convention multi-partite, à une maintenance préventive du réseau sur les trois années à venir. Mais les collectivités devront jouer le jeu et faire remonter les informations comme signaler les poteaux cassés, les câbles téléphoniques arrachés...
A la (re)conquête des clients
Ce sont 30% supplémentaires du budget qui vont être déployés à cette mission soit environ 100 millions d'euros chaque année jusqu'en 2013 (sur un budget national). France Télécom voit grand après "une année délicate en 2010", selon Bruno Janet, allusion sans doute au mal-être social qui a traversé l'entreprise.
Deux axes stratégiques doivent guider cette expérimentation locale : "la conquête du réseau et la conquête des clients", explique Bruno Janet pour qui cette amélioration du réseau de France Télécom "bénéficiera aussi aux autres opérateurs utilisant nos canaux".
Au-delà de l'accélération de ce programme de maintenance préventive du réseau "cuivre", France Télécom compte plus que jamais sur le partenariat avec les collectivités. La charte "Qualité PLUS" vise à enrichir la communication entre le groupe FT Orange, le Conseil général, le Conseil régional et l'Association des maires de la Réunion. Un comité de pilotage entre tous les acteurs est prévu deux fois par an.
Une convention qui arrange tout le monde
L'idée, pour Bruno Janet, est bien de favoriser un espace de dialogue entre le groupe et les collectivités, très souvent confrontées aux aléas naturels comme les cyclones. "Les équipes d'intervention de France Télécom Orange pourront agir plus efficacement sur le terrain si les élus échangent les informations régulièrement". A cet effet est notamment prévu la mise en place d'un numéro vert destiné exclusivement aux collectivités locales qui pourront signaler d'éventuels problèmes sur les lignes et le réseau en général.
Une attention qui semble plaire aux institutionnels. "Cette charte entre pleinement dans la volonté de la Région de développement du secteur des TIC", rappelle Vincent Payet, conseiller régional. Alain Zanéguy, conseiller général y a vu, lui, un beau symbole que cette charte soit signée "ici, à la Grande Chaloupe, haut lieu des premiers réseaux ferrés de l'île. Il n'y a pas une activité qui, aujourd'hui, ne dépende pas des télécommunications", a-t-il conclu avant de parapher, comme les autres représentants, la fameuse convention.



