Ambition personnelle et opportunisme à la CGPME
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Ces six dernières années, le sort et les intérêts des milliers de TPE et PME réunionnaises ont été trahis, car très largement subordonnés aux intérêts de la petite élite du MEDEF, par l’ambition personnelle et l’opportunisme du président sortant. Avec la crise passée du « chik » et la crise actuelle due aux spéculations financières internationales des banques, les milliers de TPE et PME qui constituent la réalité du tissu économique et de l’emploi de notre île, ont vu leurs difficultés empirer du fait des choix privilégiant les quelques "grands patrons du MEDEF" au détriment du plus grand nombre, comme au plan national où les grosses entreprises abondées d’aides, ne paient même pas 8% d’impôts, tandis que les TPE et PME croulent elles sous les impôts et les charges.
Les dirigeants de la CGPME locale, son président et sa tête de liste, ont cru bien faire, pour "gagner" la présidence de la CCIR, par le jeu des panachages, en donnant au MEDEF une grande partie des votes de leurs ressortissants qu’ils ont ainsi trahis, ont permis à ce dernier de gagner 12 sièges, réduisant à 6 sièges la CGPME et perdant ainsi toute réelle représentativité des TPE et PME face aux 13 sièges de la Fédaction et aux 4 sièges de son allié.
La tête de liste et le président de la CGPME, qui ont offert malhabilement les votes de leurs ressortissants au MEDEF en contre-partie d’une hypothétique présidence de la CCIR à travers un soi-disant accord, se rendent compte aujourd’hui que le MEDEF, logiquement, avec ses 12 élus, remet en cause cette présidence qu’elle entend attribuer à Daniel MOREAU, un dirigeant* dont l’entreprise en difficultés financières et bien endettée vis-à-vis de la CCIR, sera sans doute sortie d’affaires avec cette "promotion" si bienvenue.
Une fois de plus, les ambitions et intérêts personnels de quelques dirigeants de la CGPME risquent de permettre au MEDEF de s’accaparer la gouvernance de la CCIR, non pas pour la défense des milliers de TPE et PME, mais, comme ces 6 années passées, au profit des intérêts d’une petite minorité de rentes de situation, au détriment du développement économique et de l’emploi dans notre île. (*Ces faits sont avérés et vérifiables auprès de la CCIR)
Aujourd’hui, il apparaît clairement que par leur union contre-nature, le MEDEF et quelques élus de la CGPME entendent priver les TPE et les PME, très largement et majoritairement représentés par la Fédaction avec ses 13 + 4 élus, de la présidence de la CCIR qui alors, en étroit partenariat avec la Chambre des Métiers et la Chambre d’Agriculture, souhaite mettre en œuvre une gouvernance de l’institution prioritairement au service de l’intérêt général de la grande majorité des entreprises qui font la réalité de l’économie et de l’emploi à la Réunion, les milliers de TPE et PME.
Espérons qu’en cette période de crise et de très graves difficultés pour le plus grand nombre, le bon sens et la volonté de défendre l’intérêt général prévaudront et que les calculs de quelques uns ne permettront pas la main-mise de la CCIR par un président MEDEF.
Un élu de la CCIR administrateur de la CGPME non réélu


