Crise financière : La propagande des banques
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Une campagne de propagande des banques sous le titre provocateur: "Quand on vous disait qu’on vous cachait des choses au sujet des banques", tente de redorer l'image ternie des banques. Il est à craindre que ce soit le contraire qui se produit.
Le premier mensonge consiste à dire que les banques françaises ne sont pas à l'origine de la crise financière : "C’est pas moi qui a commencé c’est lui !" à l’image des gamins fautifs des cours de récréation. Cette analyse voudrait faire croire que les banques françaises n'y sont pour rien dans cette crise financière mondiale dont le point de départ est l'éclatement de la bulle immobilière subprime. Or les économistes capables d'analyser au delà des apparences (Stiglitz, Jorion...) ont démontré que les subprimes n'étaient que le détonateur visible (ou la goutte d'eau qui fait déborder le vase) de la main invisible du capitalisme financier planétaire. Tenter de se déculpabiliser en rejetant la responsabilité sur les Etats Unis donne à méditer sur la maturité des dirigeants des banques françaises. S’il est vrai que les banques françaises n’étaient pas l’étincelle qui a allumé la mèche, il n’en demeure pas moins que les dépréciations de leurs actifs contaminés ont eu un impact majeur dans la transmission de cette crise financière. Toutes les banques ont une responsabilité dans la propagation de cette crise sans précédent.
Deuxième mensonge : "vos banques n’auront rien coûté au contribuable français" : il est vrai que l'argent de l'État a bien été rembourser par les banques avec les intérêts et bien avant l'échéance prévue. Mais l'argent de ce remboursement à l'État provient en totalité des clients et de l'activité des salariés. Ainsi ce sont bien les français qui ont directement contribué en tant que clients et salariés des banques. Les conséquences de cette crise ont donc bel et bien étaient payées par les français. En jouant sur les mots, nous sommes en pleine campagne de propagande mensongère.
Troisième mensonge : "Vos banques tirent les leçons de la crise" Hé bien non malheureusement ! Les principaux facteurs générateurs de cette crise sont : la cupidité et l’avidité des banquiers et les outils et mécanismes qu’ils ont mis en œuvre pour satisfaire leur égoïsme maladif et leur exécrable soif d'or (selon Virgile). Au rang de ces outils et mécanismes : les paradis bancaires, les agences de notations, la titrisation, les produits dérivés….
Or aujourd’hui dans les banques , ce sont les mêmes dirigeants qui sont aux commandes et les mêmes mécanismes (un peu édulcoré) à l'œuvre. Les mêmes causes produisant les mêmes effets à moins d’un miracle, on peut d’ores et déjà prédire de nouvelles crises !
Espérer qu'un tel système basé sur de telles valeurs et masqué par le mensonge soit capable d'autorégulation reste donc illusoire !
Peut être serait-il temps d'écouter Thomas Jefferson 3ème président des États-Unis qui écrivait en 1802 :"Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contrôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques priveront les gens de toute possession, d’abord par l’inflation, ensuite par la récession, jusqu’au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquis".


