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Café Pointu… s’il vous plaît !

Ecrit par zinfos974 – le mardi 21 décembre 2010 à 12H15

Réussir sa vie c’est courir après l’argent et mourir à 65 ans même avant. Moi, je cours après le fric mais je laisse du temps au temps. Je ne suis pas pressé. Surtout que fortune faite les ennuis commencent. C’est du vécu. Jalousie, le fisc, la succession. L’héritière mégère inculte et parvenue heureusement stérile :
- Je vous attends pour prendre le thé avec les boudoirs vendredi après-midi en petit comité au Manoir. Le Commissaire-priseur sera là pour la mise à prix à la vente aux enchères. Mes amitiés à madame cher Maître !
 
L’hypertendu survitaminé, surexcité pressé d’en croquer pour être le premier en attendant que ça se passe court dans tous les sens tel un dératé. Emprunte n’importe quel chemin à taux pleins pour arriver à ses fins. Le pied au plancher il a faim. Il en veut mais la concurrence est rude, ça se bouscule au portillon et il va mordre la poussière. Un coup de sec une ligne de coke pour relancer la machine. Impatient pas de temps à perdre, il sème à la volée et récolte peu par rapport à l’effort fourni. Il éparpille, gaspille, gagne, perd pour se refaire ensuite. Car en réalité il picore un peu partout à becter les miettes. Il vieilli prématurément par manque d’humour. L’amour ne tient qu’à un fil à force de baratin. La femme et les enfants ne sont pas dupes alors ils résistent à la peur du lendemain, tiennent le coup et font comme si tout allait bien. De toutes les manières ils n’ont pas le choix au regard de la conjoncture actuelle.

Pris dans l’engrenage, le monde vit dans son auto en rang d’oignon pare-chocs contre pare-chocs l’esprit plongé dans le déni de l’éphémère tristesse de la vie. L’oppression paralyse les gens résignés à se taire sous la chape de plomb de la hiérarchie. Le mal vient d’en haut.
Hier nous rêvions de faire du cinéma aujourd’hui tout le monde fait son cirque.

Ce matin c’est une belle journée ensoleillée annoncée. Il faut absolument que j’aille voir la plantation et production du thé blanc à Grand Coude. À nous le Sud Sauvage dans les Hauts de Saint Joseph. Une balade idéale avec les enfants et mon amie. L’enrichissement culturel à portée de main. Voilà mon programme. Adieu pesticides et engrais chimiques. C’est mon désir de changement mon utopie dans l’éphémère beauté de la vie.

Verrons-nous un jour les champs de la canne à sucre remplacés pas de belles plantations de café.
Incontestable nectar de l’île Bourbon. Le Café Pointu classé comme le meilleur du monde vaut de l’or, c’est mieux qu’un coup de pied au cul.
 
Gilles Bayet de la Ravine Blanche.

 

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