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"Contre les abus faits aux femmes politiques à la Réunion et dans le monde"

Ecrit par zinfos974 – le mardi 21 décembre 2010 à 09H13

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A l'occasion de la 25e journée mondiale contre les violences faites aux femmes, j'ai participé à la marche blanche qui s'est déroulée le samedi 27 novembre à l'Entre-Deux. Organisée par le CCAS, cette manifestation n'a malheureusement pas mobilisé en masse. En effet, seulement une cinquantaine de personnes (majoritairement des employés du CCAS) ont défilé au centre ville en arborant une pancarte mise à leur disposition par l'organisation.

Militante depuis plusieurs années dans le monde associatif culturel, mes activités m'ont amené tout naturellement à m'engager en politique et à nourrir des convictions. Aujourd’hui je suis élue au sein de l’opposition municipale à l’Entre-Deux. Cette position m’a occasionné de nombreuses déconvenues et je n’ai pu m’empêcher lors de cette journée mondiale d’avoir une pensée pour l’injustice que subit la femme, lorsqu’elle, ose s’engager, ose défendre ses convictions, ose exprimer son désaccord…

Je n’ai pu m’empêcher de m’interroger sur le nombre de femmes à la Réunion qui ont du faire face à des pressions malveillantes et des tentatives d’intimidation à cause de leurs engagements ? Comment accepter que la démocratie puisse être bafouée par de basses manipulations ? Je n’ai pu m’empêcher de penser à ces femmes qui ont osé s’exprimer dans leur pays et qui ont subi des violences psychologiques inconsidérées, en particulier celles qui se battent ou se sont battues toute leur vie pour défendre la démocratie comme Aung San Suu Kyi en Birmanie, Corazon Aquino aux Philippines ou Benazir Bhutto au Pakistan....

Aussi, munie d'une pancarte sur laquelle on pouvait lire « Contre les abus faits aux femmes politiques à la Réunion et dans le monde » j’ai défilé aux côté de mes concitoyennes. Cependant, ma présence fût considérée comme un incident. Après avoir écouté avec beaucoup d'intérêt le discours du premier magistrat, basé sur le respect, la tolérance et la non violence, j’ai tenu à m’exprimer sur ce qui me préoccupait ce jour là. Certes, mon intervention n’était pas prévue, mais elle n'avait aucunement l'intention de provoquer quiconque. J’ai voulu attirer l’attention, en ce moment symbolique, sur la violence morale et psychologique, celle que l'on ne voit, que l'on subit par rapport à nos engagements politiques.

La réaction du premier magistrat condamnant « ceux qui se cachent derrière internet » m’a laissé perplexe. Qu’importe qui peut bien « se cacher » derrière internet pour dire ce qu’il pense, ce qui compte c’est ce qu’il exprime ses opinions. Internet est un outil moderne de communication et sans doute permet-il la liberté d’expression de personnes qui ont peur des représailles. C’est ça le drame. Il est facile de faire de beaux discours encore faut-il joindre les actes à la parole. En politique aussi, il faudrait l'appliquer, et accepter que l’on puisse avoir d’autres opinions que les siennes.

Marie-José RIVIERE Conseillère Municipale à l’Entre-Deux

 

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