Passeport pour l’installation en Outre-mer : "Il est encore temps de revenir sur l’article 55"

En ouvrant le champ du « Passeport pour l’installation en Outre-Mer » à toute personne « résidant en France métropolitaine justifiant d’un projet d’installation professionnel durable » dans l’une des collectivités d’Outre-Mer, notamment ici à La Réunion, le gouvernement ne prend pas la mesure de la situation :
Premièrement, avec un taux de chômage de 19%, le chiffre des demandeurs d’emplois est près de trois fois plus élevé que celui de l’hexagone. Il vaut mieux former les Réunionnais pour mettre en adéquation les demandeurs d’emplois avec les secteurs d’activités qui ne trouvent pas de ressources mais aussi, qu’ils puissent occuper les emplois de demain (transition écologique, tourisme, protection de la biodiversité, métiers liés aux énergies renouvelables, métiers de la mer…).
Deuxièmement, la priorité doit être l’aide au retour et à l’installation de ceux qui sont partis de La Réunion pour se former, gagner en compétences ou murir un projet professionnel.
Troisièmement, dans un contexte social tendu, où encore trop de Réunionnais restent sur le bord du chemin, il faut privilégier un développement qui soit d’abord au service de notre territoire et éviter toute mesure qui peut être perçue comme pouvant fragiliser notre modèle réunionnais. En ouvrant le champ du « Passeport pour l’installation en Outre-Mer » à toute personne « résidant en France métropolitaine justifiant d’un projet d’installation professionnel durable » dans l’une des collectivités d’Outre-Mer, notamment ici à La Réunion, le gouvernement ne prend pas la mesure de la situation :
J’appelle donc le gouvernement à revenir sur cet article 55 du Projet de Loi de Finances 2024.
Philippe NAILLET
Député de la 1ère circonscription de La Réunion


