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Décès de Gabriel, 3 ans, tué à coups de balai : Son ti-père demande à retrouver la liberté

Le 1er juillet 2021, toute La Réunion était sous le choc en apprenant qu'un marmaille de trois ans avait succombé à un traumatisme crânien provoqué par les coups de manche à balai portés par le compagnon de sa mère en présence de deux autres enfants. Les faits présumés s'étaient déroulés dans le huis clos d'un appartement situé à La Montagne. Emerick G. le principal suspect dans cette affaire d'infanticide, demande ce mardi à sortir de détention. Sa demande a été rejetée.
Ecrit par Isabelle Serre – le mardi 31 octobre 2023 à 15H13
Photo d'illustration.

Emerick G., 36 ans, n'a pas souhaité s'exprimer devant les magistrats de l'instruction ce mardi matin. Aucun avocat n'était présent afin de plaider sa demande de remise en liberté. En détention provisoire depuis début juillet 2021, le ti-père accusé d'avoir tué l'enfant de sa compagne, Gabriel, âgé de 3 ans, a cependant demandé à la chambre de l'instruction d'étudier sa demande de remise en liberté en attendant son procès aux assises qui devrait se tenir milieu 2024.

Le trentenaire est accusé d'avoir volontairement provoqué la mort du marmaille en lui infligeant des coups de manche à balai sur la tête et dans le dos jusqu'à ce que celui-ci se brise ainsi que de nombreux coups de ceinture. Le marmaille a succombé à un traumatisme crânien "grave", indique son autopsie ainsi qu'à une hémorragie. La fratrie de la petite victime, deux enfants dont Emerick G. avait la charge pendant que leur mère était au travail, ont été témoins de la scène selon les premiers éléments de l'enquête. Âgés de 7 ans et 10 ans, ils ont tous deux subi les violences répétées du mis en cause également poursuivi pour ces faits sur la période du 1er mars au 1er juillet 2021.

L'intéressé aurait reconnu les violences tout en les minimisant, a précisé la représentante de parquet général. "Il a changé plusieurs fois de version même au cours de la même audition menée par le juge d'instruction", a poursuivi l'avocate générale indiquant qu'Emerick G. ne se remettait pas en question quant à ses méthodes éducatives.

Décrit comme un homme dénué d'empathie, égocentré et immature, Emerick G. aurait fait pression sur les deux enfants témoins de plusieurs épisodes de violences infligés à Gabriel  afin qu'ils ne parlent pas aux enquêteurs. Une des raisons pour lesquelles le parquet général s'est opposé à une sortie de détention. D'autant que le trentenaire, agent de nettoyage, n'aurait aucune garantie de représentation alors qu'il encourt une lourde peine.

La cour a refusé sa demande de liberté.

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