Une enseignante condamnée en appel pour consommation de kétamine et de cocaïne

L’histoire de Valérie* a tout du cliché. Une enseignante depuis une dizaine d’années qui décide de venir s’installer à La Réunion « parce qu’on y est mieux rémunéré ». Mais rien ne se passe comme prévu. Dès son arrivée dans le département, la jeune femme a de "mauvaises fréquentations", selon ses dires, et s'enfonce dans la consommation de drogue.
Jusqu'à son interpellation lors de la réception d’un colis contrôlé par les douanes. À l’intérieur, un flacon de gel douche dans lequel sont dissimulés 808 g de kétamine. Mais également un flacon d’eau de Cologne dans lesquels les douaniers ont retrouvé 543 g de cocaïne.
En première instance, Valérie a été condamnée à la peine de 2 ans d’emprisonnement avec sursis probatoire. Le président de l’audience correctionnelle avait décidé de ne pas inscrire cette condamnation à son casier judiciaire. Une aubaine pour l'enseignante du chef-lieu.
Mais c'était sans compter un appel du parquet. Cette fois, les magistrats ont été moins indulgents avec la prévenue qui n'a pas semblé les émouvoir avec des larmes versées en évoquant "maman et grand-maman". La représentante du ministère public a sous-entendu qu’étant donné la quantité de drogue interceptée, cette dernière n’était pas destinée à la seule consommation personnelle de la trentenaire. Trois ans de prison dont 18 mois avec sursis probatoire ont été requis ainsi que l’inscription de cette condamnation au casier judiciaire.
Autre coup dur, le service des douanes présent à l’audience a proposé à la cour de prononcer une amende douanière de 121.410 euros, « la quantité de drogue retrouvée ayant été sous-estimée lors de la première audience ».
La Cour, après en avoir délibéré, a décidé ce jeudi de condamner la trentenaire à deux ans de prison avec sursis probatoire ainsi qu'à une amende douanière de 121.400 euros d'amende.
*Prénom d'emprunt


