Triste anniversaire pour l'Arast

Ils se sont rassemblés devant les grilles du Conseil général ce matin à Saint-Denis, une cinquantaine d'ex-salariés de l'Arast sont venus célébrer un triste premier anniversaire, celui de la liquidation le 27 novembre 2009 de l'Association réunionnaise d'accompagnement social territorialisé.
Ce 27 novembre près de 1.200 salariés perdaient leur emploi, "i[aujourd'hui des salariés n'ont toujours pas eu leurs indemnités, n'ont pas encore trouver de solution de sortie de crise. Les ex-salariés galèrent et ils vont passer en janvier à 57% de leur salaire brut, alors que leurs charges sont restées les mêmes]i", explique Valérie Bénard, ex-représentante des ex-salariés de l'Arast.
Une action symbolique mais aussi une interpellation des élus du conseil général, ce matin certains conseillers généraux de l'opposition se sont déplacés à l'appel des représentants de l'Arast, notamment Cyril Hamilcaro, Monica Govindin, Teddy Soret, …, "i[nous interpellons les élus pour savoir quelle est la politique sociale menée à la Réunion. Depuis un an la situation se dégrade sur notre île. Pourtant il y a des budgets et les moyens sont là pour la politique sociale. On a toujours les mêmes besoins, les bénéficiaires des services d'aides à la personne sont toujours présents]i", explique Paul Junot, porte-parole de la CFTC, "i[Nos politiques au Conseil général sont incapables de coordonner les moyens et les besoins avec le personnel disponible et compétent]i".
b[Demande d'audience auprès de la ministre de l'Outre-mer]b
Alors que la ministre de l'Outre-mer Marie-Luce Penchard sera en déplacement dans notre île lundi et mardi prochain, une occasion pour la solliciter sur la situation de l'Arast depuis un an, "i[nous avons fait une demande d'audience à Mme Penchard et nous sommes toujours dans l'attente d'une réponse de la préfecture]i", explique Valérie Bénard, "i[Nous voulons à travers cette demande d'audience qu'elle fasse avancer le dossier car il faut savoir que les prud'hommes ont compris qu'il y avait transmission et continuité de l'activité, pour cela le Conseil général a été condamné il y a quelques semaines. Devant la Cour d'appel, nous aurons le même discours et à partir de cela il faudra réintégrer l'ensemble du personnel qui en fait la demande]i", souligne Paul Junot.
Aujourd'hui entre 400 et 500 personnes, sur les 1.200 salariés, sont reclassées "i[mais à un niveau de précarité beaucoup plus important. Avant ils étaient entre 15 et 16 euros de l'heure, aujourd'hui ils sont à 10/12 euros de l'heure. Les contrats ne sont plus au même niveau par rapport aux avantages sociaux, notamment la convention collective, dont bénéficiaient les salariés de l'Arast]i", explique Paul Junot.
Les ex-salariés de l'Arast ont allumé de bougies devant les grilles du Conseil général, "i[un symbole pour nous, d'autant plus qu'une collègue est décédée au mois d'août. Nous aurons une grosse pensée pour elle. On arrive pas à faire notre deuil et c'est très difficile pour nous]i", conclut Mimose Libel, ex-salariée de l'Arast.
Les ex-salariés réclament des réponses de la part du Conseil général. Un combat qui pourrait durer encore plusieurs mois ou même des années avant qu'une décision de justice ne règle ce litige.


