L'imbroglio du terrain de l'ancienne APECA

Le nettoyage du site programmé ce vendredi
Propriété du Conseil général, comme cela nous a été confirmé par la Direction du patrimoine de la collectivité, le site suscite pourtant les inquiétudes de la municipalité du Tampon qui a décidé de prendre les choses en main. Et pour cause, le maire Paulet Payet aurait été alerté par les services de l'État ce mercredi. Lesquels lui auraient demandé de procéder au nettoyage de ce qui lui a été présenté comme un dépôt sauvage d'ordures et d'encombrants.
"Les services de l'État m'ont fait comprendre qu'il fallait que ce dépôt sauvage d'ordures disparaisse en vertu des pouvoirs de police qui me sont conférés, explique le premier magistrat. Ce qui m'a étonné puisque nous n'avons plus de décharge sauvage sur le territoire communal. Inquiété, j'ai donc demandé à la Police municipale de réaliser un rapport sur l'état du site, ce qui a été fait et qui a confirmé la présence d'ordures à ciel ouvert", poursuit le maire qui, à la suite de ce rapport, a pris la décision d'engager des travaux visant à nettoyer, en partie, le terrain et à le débarrasser de ses ordures. Résultat, vers 17 heures, l'accès principal du site était bloqué par les services techniques par principe de précaution. Quant aux travaux de nettoyage, pour lesquels un facture doit être adressée au Conseil général, ils devraient être engagés ce vendredi matin.
De son côté, la présidente du Conseil général, Nassimah Dindar, devrait être informée de cette procédure par le biais d'une lettre rédigée par le maire du Tampon. Lequel maire s'est dit inquiet quant aux mesures de sécurité inexistantes et, en théorie, inhérentes à tout site de ce type. Un site connu des hommes du SDIS qui s'entraînent à travers différentes simulations allant de l'incendie de véhicule aux autres recherches en milieu instable. Toujours est-il que cette histoire a tout d'un imbroglio avec, d'un côté, un site appartenant au Département et pratiqué ponctuellement par les sapeurs-pompiers dans le cadre d'entraînement et, de l'autre, un site qui va être nettoyé par la municipalité, sur demande de l'État. Quant aux entreprises voisines du site, ont-elles joué un rôle dans les dépôts de certaines de ces ordures ? Autant de questions qui ne devraient pas rester bien longtemps sans réponses...



