Le personnel de la clinique des Orchidées du Port est prévenu

Il est 14h26 précise lorsque les pompiers arrivent à maîtriser le feu parti d'une cigarette mal éteinte provenant de la chambre 101 de la clinique. Six minutes auparavant, les pompiers du Port commençaient à peine à investir les lieux. Mis au courant seulement 10 minutes plus tôt, une manière pour le centre de secours du Port de tester sa rapidité. Une intervention qui s'est effectuée sans qu'une partie de ces derniers ne soit au courant du caractère fictif de l'opération de maîtrise du feu et de sauvetage.
Le scénario concocté par le responsable sécurité incendie de la clinique, Jacques Gilles, avec l'aide des sapeurs-pompiers eux-mêmes, avait tout d'un mauvais feuilleton auquel se sont habitués les Réunionnais depuis quelques semaines avec les incendies à répétition dans l'île.
Un exercice retardé à cause de l'incendie du Maïdo
Forte heureusement, il n'en a rien été. La mobilisation de trois véhicules de sapeurs pompiers dont un camion d'extension avait pourtant de quoi inquiéter les patients de la clinique posté juste à côté, dans une aile parallèle au bâtiment témoin.
"Ce type d'exercice est rendu obligatoire depuis 30 ans en France (réglementation du 25 juin 1980)", comme le rappelle Jacques Gilles. "Une fois par an a lieu une simulation d'incident plus ou moins grave dans les établissements de santé. C'est donc tout naturellement que cet exercice a eu lieu cette fois-ci dans les locaux de la clinique Les Orchidées du Port", poursuit-il, visiblement satisfait du déroulement des opérations.
Pour la petite histoire, l'exercice d'aujourd'hui au Port avait été programmé pour le mois d'octobre mais avait dû être repoussé à cause de la forte mobilisation des hommes du feu sur le front du… Maïdo.
Les leçons à en tirer
L'évocation des durées d'intervention et des différentes phases évoquées plus haut doivent parler à la cellule de concertation chargée de lister tous les points qui ont fonctionné et ceux dot ça na pas été le cas.
Malgré la réalisation de cet exercice qui s'est déroulé par moment avec quelques sourires de circonstance, les évaluations des éventuels dysfonctionnements n'en restent pas moins primordiales pour une correction à apporter dans le futur.
Il est 15h lorsque la vingtaine d'agents hospitaliers ayant joué à la fois leur propre rôle mais aussi de celui victimes peut regagner sereinement, tout comme les six "faux-blessés" et autres intoxiqués, leurs services respectifs. Les hommes du feu rangent, quant à eux, le matériel déployé.
Malgré le relâchement à la fin de l'exercice de la part des intervenants, ces derniers n'en restent pas moins conscient des attitudes qu'ils auraient pu avoir pour mieux faire. Gageons qu'ils sauront avoir le geste juste dans une situation réelle cette fois, mais toujours le plus tard possible.


