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Petite-Île en eaux troubles

Depuis plusieurs jours, d'importantes perturbations dans la distribution en eau potable sont observées par les habitants des hauts de Petite-Île. Si des travaux de refoulement doivent être bientôt livrés, la majorité municipale déplore le non-respect du quota d'eau qui lui est destiné. Un quota figurant aux statuts du syndicat des hirondelles mais qui n'expliquerait pas les problèmes actuels selon l'opposition.
Ecrit par zinfos974 – le lundi 22 novembre 2010 à 07H50

Les populations des secteurs de Piton Goyave, Charrié, Manapany les Hauts, Ravine du Pont, des chemins Dauphin et Lacarre sans oublier Chiendent Bambou subissent, depuis plusieurs jours, d'importantes perturbations dans l'alimentation en eau potable. Résultat, la Saphir, délégataire du service public de l'eau sur la commune, a lancé une distribution alternée pour les différents quartiers concernés. Une solution provisoire en réponse à l'actuelle sécheresse mais pas seulement.

Le syndicat des hirondelles interpellé par la municipalité

Si le manque actuel de précipitations est un argument de poids, la majorité municipale de Petite-Île, Guito Ramoune en tête, met néanmoins en cause le syndicat des hirondelles. Lequel est chargé, par le biais de la source du même nom, de la distribution de la ressource pour quatre communes adhérentes au second rang desquelles Petite-Île, à hauteur de 12%. Pour Guito Ramoune, Petite-Île n'est plus destinataire des 1.800 m3 prévus dans le quota fixé par les statuts du syndicat. "C'est 50% de la population de Petite-Île qui est concernée par ce manque d'eau" explique le maire dans un communiqué. Résultat, l'élu a saisi le président du syndicat de cette situation devenue une "urgence" et un problème de "salubrité publique".

"La Cise, qui a en charge la gestion de la source des Hirondelles, est tenue de nous fournir notre quota et ce d'autant que le débit capté est constant toute l'année" prévient le premier magistrat qui annonce avoir entrepris des travaux de refoulement de l'eau en provenance du Bras de la Plaine vers les hauts de la commune : "La première phase de ce refoulement, jusqu'au réservoir de Charrié sera en service dans les prochains jours" annonçait-il ce week-end.

L'opposition dénonce l'absence d'une approche globale de la gestion de l'eau

Du côté de l'opposition, et plus particulièrement de Serge Hoareau, le sujet fait également réagir. Selon le conseiller municipal, la ressource en eau du captage des Hirondelles est bel et bien soumise aux absences de précipitations. La source des hirondelles étant identifiée comme un captage d'eau de surface. "La ressource en eau vient à manquer dès que les pluies de font rares et il n'y a pas eu de pluies significatives sur la région depuis août dernier" explique Serge Hoareau. "Actuellement, les plans de distributions sont drastiques et il est difficile d'apporter le précieux liquide quotidiennement dans chaque foyer" poursuit l'élu de l'opposition.

Evoquant les travaux de refoulement engagés par l'ancienne municipalité en direction de Charrié et en provenance du forage de l'Îlet Delbon, l'élu considère que "cette amélioration significative attendue n'est pas suffisante pour satisfaire les quelques 4.800 foyers de la commune". En réponse à cet état de fait, l'opposition invite la collectivité à "prolonger le refoulement jusqu'au réservoir de Charrié et à doubler les canalisations de desserte en eau potable". Et à l'opposant d'ajouter que "déclarer avoir trouvé des solutions pour faire face aux problèmes de l’eau en deux ans et demi, comme l’a fait Le Maire Guito Ramoune dans une lettre adressée à la population en août 2010, ne suffit pas. Encore faut-il être capable d’avoir une approche globale de la gestion de l’eau et d’en faire une priorité" conclut Serge Hoareau.

 

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