Le bourreau s'en prend à sa femme, au chien et au chat

Force est de constater que lorsque Zouber A. est énervé, il s'en prend à tout le monde, chien et chat compris. Le 11 août dernier, il est au parc du Colosse quand les policiers interviennent pour l'interpeller car il vient d'agresser sa compagne, il tente maladroitement de se débarrasser d'un peu de zamal qu'il a sur lui. Il est ensuite contrôlé à 1,88 g/l d'alcool dans le sang après avoir consommé bières à 14° et pile plate. La raison de la dispute, l'argent. Il dépense alors qu'ils doivent s'installer ensemble. Ce jour-là, ils sont en voiture et alors que le ton monte, le fort caractère de la jeune femme prend le dessus et elle retire les clés du contact de l'Audi du prévenu alors en marche. Alors qu'il la saisit par le cou, elle ne se laisse pas faire et lui répond par un coup de poing.
Présenté dans le cadre d'une comparution immédiate, il doit répondre également de violences commises sur sa compagne le 12 mars dernier. Ce jour-là, c'est une dispute sur fond de drogue. Elle ne veut pas de ça sous son toit. Il s'énerve, lui porte une gifle et en retour, elle tente de le mordre. Très énervé et soucieux de se venger, il s'en prend au chat de la jeune femme qu'il accuse d'avoir volé de la nourriture. Ne faisant pas les choses à moitié, il attrape l'animal, et le jette contre le portail. Il le ramasse tremblotant puis le rejette contre la voiture. Ce n'est pas tout. Le tribunal lui reproche d'avoir également pendu son American Staff avec sa laisse. La pauvre bête ne doit son salut qu'à la "pitié" de son bourreau qui le détache et reconnait "ça m'a fait mal au cœur car il saignait de la bouche, je l'ai détaché".
"Elle souhaite juste faire entendre sa voix"
Face au président, il est droit dans ses bottes. Il reconnait les faits tout en se dédouanant. Les animaux, "c'est elle qui les voulait" et pour les violences, il se défend d'en être coutumier : "Je n'ai pas l'habitude de taper les femmes". "Ben si", répond le magistrat sans attendre. Le prévenu ne se démonte pas et ajoute : "Je l'ai giflée une seule fois car elle était hystérique. Elle est instable psychologiquement, elle a 8 enfants placés". La partie civile, pour sa part, dénonce la violence du prévenu mais est très claire sur les intentions de la victime : "Elle souhaite juste faire entendre sa voix. Elle ne demande rien". Le parquet rebondit indiquant : "Elle ne cherche pas à l'enfoncer mais il est est clair qu'elle a subi des violences. Il est capable d'actes très violents même sur le chat et le chien", fustige la procureure qui requiert 18 mois de prison dont 6 assortis d'un sursis, une annulation de son permis et une interdiction à vie de détenir des animaux.
"C'est elle qui a frappé en premier", répond la défense. "Il reconnait les faits à l'exception des violences sur madame. On peut lui reprocher de lever la main, mais à chaque fois, il est en état de légitime défense. C'est un contexte familial compliqué amis c'est toujours elle qui commence", plaide la robe noire.
Dans sa grande mansuétude, le tribunal reconnait le prévenu coupable et le condamne à 18 mois de prison entièrement assortis d'un sursis probatoire. Il lui est fait interdiction de contact avec la victime mais en revanche, aucune interdiction concernant les animaux n'a été prononcée.


