Alcoolisé, il agresse son père handicapé à 80%

Le 27 juillet dernier, Thomas D. rentre vers 20 heures chez ses parents où il réside. Visiblement en état d'ébriété, il apparait particulièrement énervé. Il leur en veut de s'en être pris verbalement à la mère de sa fille qui était chez eux avec lui. Il en est persuadé, "vous ne l'aimez pas" leur répète-t-il. Le ton monte et, alors que les insultes fusent, il finit par commettre l'irréparable. Il s'en prend d'abord à son père qui est dans son fauteuil roulant en lui portant un coup au visage puis en le frappant avec une chaussure sur la cuisse.
Le pauvre homme fait immédiatement appel à son épouse qui, tentant de le défendre, se voit bloquée au niveau du cou par l'avant-bras de son fils. Il part ensuite se munir d'une hache et d'un sabre mais sa soeur, venue à la rescousse, finit par le raisonner et le convaincre de poser les armes. Les gendarmes sont appelés et interviennent rapidement. Le trentenaire est interpellé et contrôlé à 1,36 g/l d'alcool dans le sang.
"je voulais qu'il ferme sa bouche, je voulais le faire taire"
À la barre, il indique que la mère de sa fille est partie sans lui donner de raison. Il a demandé des explications à ses parents sur des insultes proférées envers sa fille et une dispute a éclaté : "Je voulais qu'il ferme sa bouche, je voulais le faire taire" explique le prévenu qui ajoute qu'il n'a menacé personne avec les armes. Ce n'est par ailleurs pas retenu dans la prévention. Ses parents indiqueront que c'est la première fois que cela arrive, qu'ils ne désirent pas déposer plainte et acceptent de l'héberger en cas de détention à domicile.
"Il est violent avec ses parents mais très calme lors de l'interpellation alors qu'il est dans le même état" fait remarquer le procureur. "Son père est handicapé et en grande vulnérabilité, Il n'y aucune réflexion, ce qui est inquiétant" tance le parquet qui requiert une peine de 1 an de prison dont 6 mois de sursis probatoire renforcé, la révocation d'un mois du sursis précédent et le maintien en détention.
"Les faits sont reconnus intégralement" répond la défense. "Il est conscient de ses problèmes d'alcool, c'est une personne en détresse. La solution ne vient souvent pas de soi-même, il a besoin d'aide. Il n'y avait jamais rien eu avant" plaide la robe noire qui demande un sursis probatoire intégral. Le tribunal reconnaît le prévenu coupable et le condamne à la peine de 10 mois de prison dont 6 mois assortis d'un sursis probatoire renforcé et révoque les deux mois du sursis précédent. Il est maintenu en détention.


