Surpopulation à Domenjod : 710 détenus pour 576 places, l'UFAP UNSa Justice tire la sonnette d'alarme

"Il y a des matelas à même le sol, certains détenus sont trois dans la même cellule", pointe-t-il du doigt. De quoi "créer des bagarres, des rackets, le tout alimenté par les projections intempestives depuis l'extérieur".
Pour le représentant syndical, si lors du Covid l'administration avait décidé de "vider" les établissements pénitentiaires, le phénomène est depuis reparti à la hausse en raison des nombreuses incarcérations liées au trafic de drogue qui gangrène l'île ainsi qu'à celles en matière de violences intrafamiliales, deux "sujets auxquels les magistrats sont très sensibles".
À ces conditions difficiles s'ajoute le départ à la retraite de certains agents. "Le personnel est à bout de souffle, avec des heures supplémentaires exponentielles pour faire face à la situation", alerte encore Samuel Fontaine. Rappelant que la France a déjà été condamnée par la Cour européenne des Droits de l'Homme pour la surpopulation de ses prisons, le syndicat qui se dit "très inquiet" formule à nouveau ses deux principales demandes : que les postes vacants soient pourvus mais aussi que les longues peines soient transférées vers l'Hexagone.


