Vidéo - Récit d’une famille de réfugiés en route pour un nouveau départ

“Je n’ai pas fait d’études, je n'avais pas de formation. Ma fille n’allait pas à l'école (...) je voulais quitter l’Indonésie", explique le père de famille qui poursuit : “Je ne connaissais pas notre destination, je ne connaissais pas La Réunion non plus. Quand on a quitté l’Indonésie, on ne savait pas exactement où l’on allait, sans être sûrs d'arriver quelque part, on est arrivés à La Réunion”.
Au bout de plusieurs jours de mer, leur embarcation rejoint La Réunion. Ils sont pris en charge par les services de la PAF (police aux frontières) et sont accompagnés par l’OFPRA (Office français de protection des réfugiés et apatrides) et diverses associations, notamment la Croix-Rouge, qui les aident à obtenir un logement, de quoi se nourrir et apprendre le français. S'ensuit une série de demandes administratives et de doutes. La famille est finalement autorisée à rester sur le territoire, sous le statut de réfugiée, et se reconstruit peu à peu.
Vicky dit vouloir désormais assumer l’avenir de sa famille, malgré la barrière de la langue. Il commence à travailler dans le pain auprès d’un entrepreneur bilingue anglais. Un emploi qui a pris fin en raison de la crise Covid. Le père de famille explique que malgré le désir d’un second enfant, le couple a attendu d’avoir une situation stable avant de concrétiser ce projet.
En parallèle de l’éducation du petit dernier, sa femme continue de suivre des cours de français pour mieux appréhender l’avenir.
Quant à leur fille, du haut de ses 10 ans aujourd’hui, elle confie être ravie d’avoir été scolarisée. En trois ans, elle a appris à lire et parler en français.
Malgré le manque de ses grands-parents restés au Sri-Lanka, elle se dit consciente que “la vie est meilleure ici” pour elle."Je préfère ici parce que là-bas, on était tous dans un endroit. On était que dans une chambre. C’est mieux ici je trouve. (...) Ici, on peut sortir. Avant, ce n’était pas comme ça", confie-t-elle.
Férue de mathématiques et de dessin, elle rêve désormais de devenir architecte. Son père, lui, compte suivre une nouvelle formation. Il envisage plus tard d’ouvrir un commerce dédié à la culture tamoule, un jour.
*Nom d'emprunt


