Vidéo - Rétablissement de la ligne Réunion-Chennai : Une décision attendue sous deux à quatre mois

pour le rétablissement de cette ligne, explique son PDG, Joseph Brema. "Nous avons mis avec l'équipe tous les éléments et les arguments démontrant à la Commission européenne que c'est possible (NDLR : le rétablissement de la ligne). La décision appartient donc aux autorités", explique-t-il.
Une ligne "légèrement déficitaire" avant Covid
Une décision qui sera connue "d'ici deux à quatre mois", poursuit le patron d'Air Austral, le temps que Bruxelles se penche sur la rentabilité de la ligne. Une rentabilité pas toujours présente reconnaît-il, "avant-crise" du moins, même si de nouveaux éléments ont été rajoutés par la compagnie concernant le taux de remplissage des avions. "Avant la période de la crise sanitaire, cette ligne, pour répondre à la définition de la Commission européenne, était légèrement déficitaire, il faut le reconnaître. Nous avons présenté un business plan avec une reprise du trafic progressive. Le trafic au cours des 10 derniers mois est revenu au niveau d'avant-crise, voire même plus important", ajoute Joseph Brema, confiant quant sur le bouclage de ce dossier.
Si la Commission répond favorablement aux arguments exposés par Air Austral d'ici deux mois, la compagnie régionale pourra reprendre la ligne peu avant la période des grandes vacances scolaires de juillet. Autrement, il faudra la prochaine saison pour s'envoler de nouveau vers Chennai.
"Rien n'est gagné"
Président du Collectif pour le maintien de la ligne aérienne Réunion-Chennai, Selvam Chanemougame reste serein dans l'attente de l'étude du dossier préparé par Air Austral et s'attend à voir l'horizon se dégager pour le maintien de la liaison. À condition dit-il que la mobilisation "ne faiblisse pas". "Le travail n'est pas fini pour nous et j'ai peur qu'il y ait une démobilisation avec le temps. Comme l'a annoncé M. Brema, le dossier va être déposé cette semaine. Rien n'est gagné et il faut que nous continuons ce travail et il n'y a aucune raison pour que La Réunion soit mise sous cloche en nous isolant complètement de l'océan Indien, qui devient un centre de gravité", clame le président de Tamij Sangam.
Pour ce dernier, il s'agit de faire travailler "ensemble" les parties prenantes dans ce dossier, "et non pas les opposer", que ce soit Air Austral, la Région Réunion sans oublier les autorités françaises et indiennes. Une demande a même été déposée par le collectif auprès du gouvernement indien pour intervenir directement auprès de Paris et de Bruxelles pour appuyer le maintien de la ligne. Sur ce point, Selvam Chanemougamne ne cache pas son incompréhension. "Je suis désolé de constater que l'axe de coopération ne se passe qu'entre les deux capitales, à savoir Paris et New Delhi. On dit que l'Inde est un partenaire stratégique alors que nous sommes là dans l'océan Indien, porte d'entrée de l'Union européenne":


