Ecstasy et cryptomonnaie : Le complice de la tête de réseau présumée reste en liberté

Une procédure initiée suite à l'interception de 25 colis par les douanes qui contenaient de la MDMA. 20.000 cachets auraient ainsi transité grâce à un système très complexe et difficilement traçable, selon une source proche du dossier : Des adresses fictives, des faux documents d'identité, des cartes SIM trafiquées et des cartes PCS pour se faire payer les colis, le tout transformé en cryptomonnaie.
Lors de sa garde à vue, Antoine N. aurait déclaré ne rien connaître des activités de son locataire. Mais à y regarder de plus près, les deux mis en cause passaient beaucoup de temps ensemble dans le fameux appartement où trônaient des éléments qui pouvaient aisément s'apparenter à un juteux trafic. "Vous êtes naïf ou complice", a lancé le président de la chambre de l'instruction que les arguments développés par le mis en cause ont pourtant convaincu de la laisser sous contrôle judiciaire.
Antoine N. a reconnu être allé récupérer des fonds pour le compte de son locataire, avoir utilisé des cartes SIM et organisé des soirées mais sans pour autant connaître la nature du trafic évoqué comme de "l'import export" lors des conversations interceptées par les enquêteurs.
"Il est impliqué dans la sphère logistique, a résumé la représentante de la société et risque de dissimuler des preuves d'autant que l'autre mis en cause a refusé de remettre les codes de son téléphone aux enquêteurs et garde le silence. Le placement en détention requis par le parquet général n'a pas emporté l'adhésion de la cour.


