Un trafic d’ecstasy d'un million d’euros converti en cryptomonnaie démantelé

Une cinquantaine de colis auraient transité depuis l'Hexagone. Selon les premiers éléments, ils contenaient des milliers de cachets d’ecstasy. Les colis étaient récupérés par trois suspects également inquiétés dans cette affaire et mis en examen le 25 mars dernier. Le trio composé de Karim B., de Youssouf et Mohamed A., deux frères, a été incarcéré le temps de l’enquête. Une enquête démarrée en 2021 et menée conjointement par la métropole et la Compagnie de gendarmerie de Saint-Benoît. Les deux Parisiens ont été interpellés dans la capitale et transférés au palais de justice de Champ Fleuri.
L’un d’entre eux, François-Xavier D., de mère Réunionnaise, aurait vécu une partie de sa vie sur l'île où il aurait gardé des contacts. Il aurait quitté le département il y a deux ans tout en mettant en place ce processus. Le vingtenaire a souhaité garder le silence ce mardi après-midi devant le juge d’instruction mais également devant la juge des libertés et de la détention.
Pour éviter tout risque de concertation entre les protagonistes et d'éventuels risques de pression, le parquet a requis et obtenu son placement en détention provisoire. Quant à Antoine N. qui, selon une source proche du dossier, louait un de ses appartements parisien à François Xavier D., il a obtenu un contrôle judiciaire strict avec interdiction de quitter le département et obligation de pointer toutes les semaines au commissariat du Chaudron. Une décision qui pourrait être relevée d'appel par le parquet.
15 000 € provenant d’une location d’appartement sans contrat pourrait être une somme blanchie dans le cadre de ce trafic. Cependant, le jeune homme a déclaré "ne rien savoir de ce business de stupéfiants". Il a expliqué n'avoir "ni l’intérêt ni le temps à consacrer à un trafic, et ajouté que sa famille avait de l’argent et qu’il n’avait aucun besoin financier".
Ce à quoi le procureur de la République a rétorqué que des cartes PCS et 50 cartes Sim avaient notamment été découvertes dans l’appartement en question. Antoine N. est soupçonné d’avoir conservé ces éléments au profit de son co-auteur. "Oui, j’ai vu ces cartes mais sans en connaître leur destination". Son rôle exact dans le trafic sera donc à déterminer dans les suites de l’enquête.


