Jugé pour avoir planté un couteau dans l'œil de son ex, il persiste et signe à l'audience

Il se présente chez son ex-compagne et une nouvelle dispute éclate lorsqu'elle lui demande de l'argent pour sa fille. Sans aucun préavis, il sort le couteau et le lui plante au niveau de l'œil, avant de s'enfuir. La victime hurle et ce sont les voisins et ses grands enfants qui appellent les secours. Les gendarmes interviennent et l'interpellent pour le placer en garde à vue. Il a alors 2,04 g/l d'alcool dans le sang. "Je vais faire 6 ou 7 ans et quand je sors, je reviens lui faire le deuxième œil", indique-t-il aux militaires lors son interpellation.
"C'était la solution, elle mérite un coup de couteau pour ce qu'elle m'a fait"
À l'audience, il persiste et signe : "C'était la solution, elle mérite un coup de couteau pour ce qu'elle m'a fait", se défend le prévenu à la barre, mimant même le geste du coup de couteau qu'il a porté. "Les dossiers se suivent et se ressemblent. Alcool, arme, jalousie, fierté et volonté d'en découdre. Il est venu là pour lui crever l'œil. Il a été placé en garde à vue pour tentative de meurtre. Il fallait qu'il marque son passage pour être respecté par madame. Il n'a aucun regret, ni aucun recul, c'est assez effroyable", s'offusque, effarée, la procureure qui requiert une peine de 6 ans de prison et un mandat de dépôt.
Pas facile pour la défense de trouver des arguments : "Il décrit la scène avec une facilité déconcertante. Mais dans quelle société vit-on !? Il n'a pas saisi la gravité des faits qui lui sont reprochés, ma tâche n'est pas facile. Il vit dans un autre monde. Je me demande s'il n'a pas plutôt besoin de soins", plaide la robe noire avec gravité.
Cinq ans de prison seront prononcés par le tribunal eu égard à la gravité des faits mais également à son comportement à la barre. Un mandat de dépôt est également décerné à son encontre.


