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La réhabilitation de la station d’épuration de Pierrefonds est engagée

La Civis et l’Agence française de développement (AFD) ont signé ce jeudi une convention pour l’extension de la station d’épuration de Pierrefonds. L’objectif à terme est de permettre au site de passer d’une capacité de 100.000 équivalent habitants à 240.000, tout en assurant une valorisation durable des ressources disponibles.
Ecrit par Gaetan Dumuids – le mardi 25 octobre 2022 à 13H43

"Nous ne sommes pas sur un sujet vendeur, nous sommes sur un sujet impératif au regard des enjeux environnementaux" souligne Michel Fontaine pour présenter l’importance de la convention qu’il s’apprête à signer. Celle-ci engage la Civis et l’AFD dans un projet de réhabilitation et d’extension de la station d’épuration de Pierrefonds.

Lancé en 2001, le site devait à l’origine traiter les eaux usées pour 70.000 équivalent habitants (EH), ce qui signifie une estimation comprenant la population et les entreprises. Rapidement, des travaux ont été rendus nécessaires afin de faire grimper ce chiffre à 100.000 EH. Bien que la station soit souvent amenée à traiter l’équivalent de 150.000 EH.

La deuxième problématique du site concerne sa proximité avec l’océan. L’ambiance marine, fait de sel, de vent et d’eau, a un impact très important sur la construction. Par exemple, certaines protections en inox, donc censées être inoxydables, sont totalement rouillées.

Devenir un site exemplaire

Face à cette situation, la réhabilitation de la station d’épuration, qui traite les eaux usées de Saint-Pierre et du Tampon, devient inévitable. L’opération globale comprendra également des travaux de pompage et de réseaux pour alimenter cette installation et des travaux de renforcement de la conduite de mer s’ils sont nécessaires.

Assurer que les eaux soient conformes aux normes environnementales avant d’être rejetées dans l’océan n’est pas la seule ambition des futurs travaux. La réutilisation des eaux usées pour le secteur agricole ou industriel est également au programme. L’azote, le phosphore et le carbone seront récupérés des boues afin de fabriquer des engrais. Des gaz comme le méthane seront également stockés pour être transformés en énergie.

Une première enveloppe d'1,5 million d’euros (1,4 M€ de l’AFD, 100.000 de la Civis) a été débloquée pour la partie études et programmation. Les travaux débuteront ensuite pour s’achever aux alentours de 2027.

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