Bientôt jugé pour le viol de sa fille, le fonctionnaire territorial est accusé par d'autres mineures

En détention provisoire depuis septembre 2021, ce fonctionnaire territorial est accusé de viol par sa fille mineure. En 2008 déjà, l'adolescente avait porté plainte dans une brigade de gendarmerie de l'extrême sud du département. Sa plainte avait été classée sans suite. Mais la jeune fille à qui le père aurait demandé des faveurs quand il en assurait la garde certains week-ends ne s'était pas avouée vaincue. Devant des films pornographiques, son père la forçait à l'embrasser puis exigeait qu'elle vienne dormir dans son lit où il lui imposait des fellations, se gardant bien d'aller plus loin pour "ne pas laisser de traces" résume le président de la chambre de l'instruction ce mardi matin.
Economie du consentement
Mais pour Jacky R., rien de cela n'est vrai. Victime d'un burn-out professionnel fin 2020, ces allégations seraient le fruit d'un complot. Une façon de voir les choses que n'a pas manqué de fustiger la représentante du parquet général, soulignant un comportement similaire dans la sphère familiale et professionnelle. "Plusieurs compagnes ont le même discours, celles de femmes dont le compagnon fait l'économie de leur consentement", résume Emmanuelle Barre. L'avocat générale a proposé aux magistrats de l'instruction de refuser la demande de remise en liberté du violeur présumé, une demande déjà retoquée par le juge des libertés et de la détention de Saint-Pierre, décision dont le mis en cause a fait appel.
Invoquant un casier vierge et aucun contact avec les victimes, l'avocat de Jacky R., Me Gabriel Odier, s'est montré étonné face aux arguments du parquet général. "Il n'y pas de témoin direct des faits dans cette affaire. Que mon client encoure une lourde peine ne justifie pas qu'on le laisse en prison pour l'instant. Il s'est toujours présenté aux convocations de la justice". Ce à quoi le ministère public a répondu de façon cinglante, rappelant que dans les affaires de viol, il y avait "rarement des témoins directs".
Après y avoir réfléchi, les juges de l'instruction ont choisi de laisser l'accusé attendre son procès en prison


