Ivre, sa voiture dans le fossé, il propose 50€ aux gendarmes pour fermer les yeux

Énervé, il refuse, expliquant que ce n'est pas lui qui conduisait. L'alcool aidant, il réfléchit tout haut et se fend d'un : "comment j'ai fait pour me mettre dans le fossé ?!". Le calme et son esprit lui reviennent et là, il propose 50€ aux militaires pour le laisser partir et fermer les yeux. Il part finalement, mais avec eux, au CHOR pour faire une prise de sang. Il est contrôlé à 1,87g/l d'alcool dans le sang. Une fois encore, il réfléchit tout haut : "ah ben je pensais que j'avais 2g".
"Je crois que je regarde trop les feuilletons policiers"
À la barre, il reconnait les faits et tente même de s'expliquer. Pour la tentative de corruption, c'est simple : "je crois que je regarde trop les feuilletons policiers", indique-t-il à la présidente. Il va même jusqu'à trouver la solution à son problème d'alcool : "j'avais arrêté de boire car je devais repasser mon permis et là, comme par hasard, je me prends un fossé. C'est décidé, je vais arrêter de conduire !". Au passage, le prévenu arbore un casier judiciaire de 7 mentions dont 6 pour des faits de conduite sous l'empire d'un état alcoolique. "Ce n'est pas arrêter de conduire qu'il faut Monsieur, c'est arrêter de boire", tance le parquet qui requiert 18 mois de prison dont 12 assortis du sursis, le maintien en détention et l'annulation du permis.
"Il reconnait les faits mais il y a eu un malentendu. Il n'a pas refusé le contrôle, il voulait juste la prise de sang. Sa compagne est handicapée et elle a besoin de lui", plaide la défense qui demande la clémence du tribunal.
Le prévenu est reconnu coupable. Il est condamné à 18 mois de prison dont 12 assortis du sursis. Il voit son permis annulé et ne peut plus conduire de véhicule terrestre à moteur sauf s'ils sont équipés d'un dispositif anti-démarrage. Il effectuera la partie ferme sous la forme d'une détention à domicile.


