Dix clés de lecture à retenir à propos du sixième rapport du GIEC

1°) +1.1°C de réchauffement climatique depuis l’ère préindustrielle (dans les années 1880).
2°) D’ici 2030, jusqu’à 132 millions de personnes pourraient basculer dans l’extrême pauvreté.
3°) Et les impacts se font déjà sentir : 3.3 à 3.6 milliards vivent dans un contexte de forte vulnérabilité au changement climatique, soit environ la moitié de la population mondiale
4°) Et d’ici 2050, 1 milliard d’habitants des régions côtières menacés par la montée des eaux ou les submersions marines
5°) En Europe, le réchauffement va augmenter plus vite que la moyenne : 30000 morts/an d’ici 2050 à cause des vagues de chaleur extrême, dans un scenario à +1.5°C, et jusqu’à 3 fois plus si le réchauffement atteint +3°C
6°) La France est un des pays européens les plus menacés : 4000 morts/an en raison des vagues de chaleur extrême si les émissions de gaz à effet de serre restent élevées
7°) Les impacts sur la biodiversité vont aussi être très importants
- +1.5°C : entre 9 et 14 % des espèces impactées
- +2°C : entre 10 et 18 %
- +3°C : entre 12 et 29 %
- +4°C : entre 13 et 39%
8°) Les conséquences sur l’agriculture : 8 % des terres cultivables à l’heure actuelle ne le seront plus en 2100
9°) Les conséquences sur les infrastructures : 10000 milliards de $ est la valeur des infrastructures menacées situées dans des zones sujettes à des inondations exceptionnelles, une tous les 100 ans dans un scenario modéré d’émissions de gaz à effet de serre
10°) Quels sont les objectifs de protection ? 30 à 50 % des terres et des mers doivent faire l’objet d’une protection. Or, à ce jour, moins de 15 % des terres, 21 % des écosystèmes d’eau douce, et 8% des océans sont protégés.
Voilà qui donne à réfléchir. Lorsqu’on m’agonit d’injures anonymement sur les ondes radiophoniques, je réponds par les risques réels du changement climatique, en citant ces chiffres et en montrant combien la guerre en Ukraine paraîtra dérisoire à côté, vue de la postérité.


