Deux passagers blessés dans un bus Citalis : L'agresseur au ciseau incarcéré

Jeudi 17 mars dernier, le quadragénaire qui se déclare schizophrène comparaissait à sa demande devant la cour d'appel. Après avoir expliqué au président qu'il trouvait que sa peine était trop lourde, il avait soudain cessé de répondre aux questions et fait valoir son droit au silence.
Sur les bancs du prétoire, ses deux victimes encore choquées, avaient fait le déplacement afin d'assister au procès. La jeune adolescente portait d'ailleurs toujours une cicatrice sous l'œil droit, visible juste au-dessus de son masque.
Une personnalité borderline
Au moment des faits, le mis en cause était en rupture de soins depuis un mois. L'expert-psychiatre qui l'avait examiné dans le cadre de sa première comparution avait diagnostiqué une personnalité dangereuse et borderline surtout en l'absence de traitement.
À l'issue de sa condamnation à 18 mois de prison dont 9 avec sursis probatoire, une obligation de travail, de formation, de soins et d'indemnisation des victimes, le tribunal avait jugé utile d'ordonner une seconde expertise.
Une pathologie psychotique avait été mise en évidence par un second expert qui avait estimé que le discernement du patient était altéré au moment de l'agression. Raison pour laquelle l'avocat du prévenu, Me Louis Ropars, n'avait pas manqué de rebondir en demandant à la cour de prononcer une hospitalisation sous contrainte. Et ce malgré les réquisitions du parquet général requérant une peine plus lourde : 2 ans de prison, dont un avec sursis probatoire et les mêmes obligations que lors de la première condamnation.
Après en avoir délibéré, la cour d'appel annonce ce jeudi sa décision et confirme le jugement de première instance.


