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Vidéo - Les agriculteurs sinistrés de Batsirai pourront bénéficier d'un Prêt Garanti par l'Etat

Outre la promesse de tenir des délais d’instruction record pour faire reconnaître le régime de calamité agricole, l’Etat annonce accompagner les agriculteurs à travers les fameux PGE.
Ecrit par Ludovic Grondin – le dimanche 13 février 2022 à 21H50

L’Etat aux côtés des victimes de Batsirai. Si le ministre Sébastien Lecornu retient que le cyclone n’a fait aucune victime, les dommages collatéraux sont nombreux. Ils peuvent être chiffrés au total à 100 millions d’euros, évaluation faite incluant les dégâts sur les voiries ou les bâtiments. Sur cette estimation, l’agriculture concentre à elle seule la moitié de la note finale, soit 50 millions d'euros de pertes. 

C’est sur l’exploitation de fruits de la passion de Stéphane Fontaine à Saint-Pierre que Sébastien Lecornu a pu se rendre compte de la situation de crise vécue par les agriculteurs péi. 

Mai ou juin, un délai déjà rapide

Le ministre des Outre-mer sort de cette échange avec plusieurs annonces. Tout d’abord, il promet "des délais record sur le régime de calamité agricole, qui n’a rien à voir avec celui de catastrophe naturelle" qui concerne déjà 20 communes depuis le milieu de semaine. Ce régime de calamité agricole devrait être reconnu au début du mois de mars.

Le ministre fixe comme objectif que les agriculteurs commencent à être "indemnisés au cas par cas à partir du mois de mai ou juin. Ce sont déjà des délais rapides par rapport à ce que nous connaissions il y a quelques années et je ne parle même pas d’il y a dix ou quinze ans où il fallait parfois attendre une année entière pour que les indemnisations se fassent", compare-t-il les époques. 

Mais l’autre annonce de l’après-midi est celle du déploiement du Prêt Garanti par l’Etat. Largement utilisés durant les mois de crise Covid, les PGE vont être "déployés ici de façon spécifique", déclare-t-il, "en plus de ce que le conseil départemental a mis sur la table."

"Sauver la prochaine récolte"

"Il y a un enjeu pour très vite replanter et sauver la prochaine récolte", fait-il remarquer l’urgence à repartir de l’avant. "Et ça sollicite donc la trésorerie. L’Etat va venir garantir cela et donc se substituer à ces agriculteurs le temps de faire la jonction entre la replantation et l’indemnisation à venir." 

Afin que personne ne soit "abandonné", illustre le ministre, un comité de suivi réunissant les services de l’Etat, de la chambre d’agriculture et du conseil départemental sera mis sur pied.

"On ne va laisser personne de côté. Les agriculteurs payent le plus lourd tribut, la solidarité nationale doit s’exprimer", ajoute Sébastien Lecornu dans "le sud, grenier de La Réunion."

Sur des images de Samuel Irlepenne

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