Accusé de continuer à gérer ses sociétés, Jonathan Rivière finalement relaxé

Sa faillite personnelle a été prononcée le 15 décembre 2020 mais sa "descente aux enfers", il la date du litige qui l’opposait à la SBTPC pour le chantier de la Nouvelle Route du Littoral. Depuis, ses affaires vont de mal en pis. Il ne lui restait qu’une société de location de trois containers et la gestion d’une SCI.
L’ancien transporteur assure pour autant avoir cessé toute activité de gestion comme ordonné par le tribunal de commerce mais il a bien fallu assurer la transmission à son frère, explique-t-il.
Aujourd’hui "déphasé de la vie", confie-t-il, il ne vit que grâce aux loyers en location courte durée qu’il perçoit. "Je n’ai plus trop de goût, tout le temps on s’acharne sur moi", livre-t-il. Mais Jonathan Rivière n’a pas perdu une certaine assurance : "Si on me donne le droit de gérer, je trouve la roche et je finis la NRL".
"Une des missions du parquet est le respect des décisions judiciaires", tance le ministère public qui rappelle que plusieurs lettres de relance ont été envoyées par le greffe pour rappeler au prévenu de régulariser officiellement la situation.
Défendu par Me Frédéric Hoarau, Jonathan Rivière a obtenu la relaxe. Le conseil a fait notamment valoir l’absence de matérialité prouvant une gestion effective.


