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Agression dans un parking: "Elle n'a pas été violée grâce au self défense"

C'est une des peurs communes à de nombreuses femmes : celle de se faire agresser dans un parking souterrain. C'est une scène digne d'un film d'horreur qu'a vécu une Dionysienne et qui a valu 7 ans de prison à son agresseur, rejugé ce jeudi devant la cour d'appel.
Ecrit par zinfos974 – le jeudi 21 octobre 2021 à 15H33

"J'avais envie de rencontrer une femme, je me sentais seul. Je l'ai vue à l'arrêt de bus. Je lui ai demandé son téléphone mais elle m'a dit d'aller me faire voir. Ça m'a énervé", raconte Fabrice E. avec conviction.

Ce 2 juillet dernier, en plein jour, le trentenaire, déjà condamné pour des faits similaires en 2016 à 5 ans de prison, suit une Dionysienne qui regagne son véhicule dans un parking souterrain. Il dévale les escaliers et l'attrape par derrière. La suite est glaçante, "une scène digne d'un film d'horreur", décrit la représentante de la société, "ce que toutes les femmes redoutent".

Fabrice E. bâillonne d'une main sa proie alors que de l'autre, il lui aurait caressé le corps et l'entrejambe avant de frotter son sexe contre elle.

"C'est aux cours de Krav Maga qu'elle doit son salut" , a expliqué l'avocate de la mère de famille de 32 ans. Cette dernière, absente à l'audience pour ne pas voir le visage de son agresseur, avait réussi à lui porter plusieurs coups de clé avant de se dégager et de s'enfuir. Des automobilistes l'avaient recueillie pendant que les forces de l'ordre avaient arrêté un suspect correspondant point par point au signalement de la victime. "Elle m'a manqué de respect, j'ai voulu lui faire peur", poursuit le prévenu condamné à une peine de 7 ans de prison en correctionnelle, assortie d'un an de sursis. 

Le récidiviste présumé innocent a toujours nié avoir touché les parties intimes de la victime, "juste la cuisse". Raison pour laquelle son avocat, Me Yannick Carlet, a fustigé la décision de première instance, évoquant "une audience tardive se terminant à 1h30 du matin" ainsi qu'un dossier dans lequel "aucun élément objectif ne venait étayer les déclarations de la plaignante". La robe noire a indiqué que son client reconnaissait une agression mais en rien sexuelle. Ce à quoi le ministère public s'est opposé, requérant 8 ans de prison et 5 ans de suivi socio-judiciaire.

La cour a mis sa décision en délibéré au 4 novembre prochain.

 

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