Vaccinés mais enfermés !

Le 12 juillet, en imposant le Pass sanitaire à l’entrée de la plupart des lieux publics et en rendant la vaccination obligatoire pour les soignants, Emmanuel Macron a mis les non-vaccinés sous pression, les médias évoquant même une “traque” ou encore une “guerre” contre les vaccino-réticents.
Entre obligation et incitation, le but est, paraît-il, de faire prendre aux Français le chemin de la vaccination "dès que possible". "Partout, nous aurons la même démarche : reconnaître le civisme et faire porter les restrictions sur les non-vaccinés plutôt que sur tous", a fait savoir Emmanuel Macron après avoir annoncé une nouvelle série de mesures pour éviter la multiplication de nouvelles contaminations.
« Partout » a-t-il dit ? Sauf à La Réunion alors !!
Encore une fois, dire blanc pour appliquer noir !
Parlons chiffres : taux d’incidence pour 100 000 habitants, scruté pour choisir et adapter les mesures à prendre, nous disent-ils : à Bordeaux de 525, à Nice de 760, à la Martinique de 935, à la Réunion de 322 au 25 juillet. Et, oui, la Martinique est reconfinée, non Bordeaux et Nice ne le sont pas, mais oui, toute la Réunion est reconfinée également !
Les annonces, les effets de capes et les promesses ne servent toujours à rien : les vaccinés sont enfermés comme les non-vaccinés. 10 km ou pas, limiter, c’est enfermer !
Ici, ceux qui ont fait l’effort de se faire vacciner subissent, malgré tout, les restrictions imposées pour soi-disant limiter les contaminations. Ils se retrouvent confinés, encore !
Ce qui était du civisme hier dans la bouche de notre président est considéré comme nul et inutile aujourd’hui.
Même si l’on sait que ce vaccin est d’abord une opération commerciale plutôt que médicale, puisque même les pays très vaccinés voient repartir les cas de « variants », nous n’avons pas le choix, nos dirigeants politiques décident, dans « notre intérêt»…A part les ermites, il faudra en passer par cette injection pourtant « non obligatoire » dans le principe.
Même si ce Pass sanitaire étendu venait "porter atteinte au principe d'égalité" entre citoyens, les autorités seraient en droit "d'invoquer deux raisons : la différence objective de situation entre vaccinés et non-vaccinés qui justifie( ou devrait pouvoir justifier) de les traiter de façon différente, et un motif d’intérêt général comme le fait d’encourager les gens à se faire vacciner", ajoute un professeur de droit, qui fait le parallèle avec la ceinture de sécurité obligatoire dans les voitures. À l’époque, certaines personnes la contestaient "au nom de la liberté individuelle", mais ils avaient perdu face à "l’objectif fixé à l’État de protection du public."
Le Pass, une impasse alors ??


