Comment est-ce possible ?

Ce matin un ami en partance pour l'aéroport s'est arrêté à La Plaine et son attention a été attirée par la pauvre chienne dont les photos sont jointes. Il me les a transmises.
Elle est décharnée, ne peut poser sa patte arrière gauche et sa patte avant gauche est déformée et forme un ange droit avec le sol. Son poil est taché de croutes. Tout cela est la séquelle d'accidents de mauvais traitement, d'abandon.
La souffrance animale a été totalement absente des débats électoraux que nous venons de subir.
Au plan communal, les maires dont pourtant la responsabilité et les compétences sont clairement définies par la loi se bornent à déléguer aux intercommunalités la fourrière et l’euthanasie des animaux. (10 000 euthanasie par an à La Réunion). Leur politique en matière d'errance et de souffrance animale se résume à cela. Les dirigeants de ces instances empochent de mirifiques salaires qui ne remplacent ni le bon sens, ni l'imagination ni la compétence.
Pourtant des solutions intelligentes existent. La première est celle de campagnes gratuites, massives de stérilisation. Je peux concevoir que cela puisse avoir un coût jugé trop important pour une commune, alors que financé au plan régional ce serait un coût supportable. Connaissant les difficultés d'une partie de la population réunionnaise à se rendre chez un vétérinaire, il faut que cette campagne se déroule de façon itinérante par quartiers, à proximité des habitants.
Des pays comme la Grèce, la Bulgarie, la Roumanie qui n'ont pas le niveau de vie de La Réunion ont une politique de stérilisation. Les animaux stérilisés sont identifiés par un badge et remis en liberté. Cette solution est prévue par la loi Française mais ignorée...
La seconde : une sensibilisation des enfants au respect de la vie animale pourrait sans difficultés se faire dans les petites classes. Il ne manque pas de bénévoles qui seraient ravis d'enseigner quelques rudiments sur la vie des chiens des chats et éviter des comportements dommageables.
La troisième est celle de l'information sur le droit applicable aux animaux. Il existe de nombreux supports : les revues éditées par les collectivités, les sites internet des collectivités et leurs réseaux sociaux. Je n’observe là encore qu’aucun des folliculaires gratuits diffusés par les collectivités ne fait mention de la souffrance animale et les façons de l'éviter.
Enfin la quatrième pourrait s'inspirer de la politique répressive mise en œuvre aux Pays Bas qui sanctionnent très lourdement les propriétaires qui ne satisfont pas aux obligations de puçage, vaccination et errance.




